«Nous pouvons le refaire.» Dans un discours au ton grave, le président Joe Biden a promis une nouvelle fois, mercredi, d'interdire les fusils d'assaut. Il s'exprimait à l'occasion de la dixième «Veillée nationale annuelle pour toutes les victimes de la violence par armes à feu», dans l'église épiscopale St Mark à Washington, une cérémonie commémorant notamment la tuerie, il y a dix ans, dans l'école de Sandy Hook qui a fait 26 morts.

Lire aussi: Le complotiste Alex Jones condamné à payer 473 millions de plus aux victimes de la tuerie de Sandy Hook

Rappelant que les Etats-Unis avaient interdit entre 1994 et 2004 les armes semi-automatiques, le président américain a dit: «Cela a fonctionné», «un nombre significatif de vies ont été sauvées.»

Joe Biden a aussi rappelé qu'il avait personnellement connu des deuils - la mort de sa première épouse et de leur fille encore bébé en décembre 1972, puis le décès de son fils aîné Beau Biden en mai 2015. Il a décrit, comme il l'a déjà fait, la sensation d'un «trou noir qui s'ouvre dans votre poitrine et qui vous aspire». Après avoir dit son admiration pour les parents et amis de victimes, ainsi que les rescapés qui l'entouraient, il a invité l'assistance à observer un moment de silence.

Plus de 600 fusillades de masse en 2022

L'actualité américaine est scandée par des attaques à l'arme à feu qui n'épargnent aucune activité de la vie quotidienne, allant des écoles aux lieux de culte en passant par les supermarchés, mais dont seules les plus meurtrières ou les plus haineuses font encore la une.

Selon le site Gun Violence Archive, plus de 600 fusillades de masse (au moins quatre personnes tuées ou blessées), ont eu lieu aux Etats-Unis depuis le début de l'année en cours.

Lire également: Joe Biden passe à l’offensive pour «sauver l’âme de l’Amérique»

Joe Biden a passé par décret des mesures de régulation à la marge. Mais la majorité des parlementaires républicains et le puissant lobby des armes, la NRA, s'opposent à toute législation réellement contraignante, faisant valoir que ce serait contraire à la Constitution.