Il y a du James Stewart dans Joseph Robinette Biden Jr Dans le fameux western L’homme qui tua Liberty Valance (John Ford, 1962), l’acteur – né, comme Biden, en Pennsylvanie – incarne un avocat accroché à ses valeurs, dont la principale vertu est de ressembler aux notables locaux qu’il représente au Sénat, avec une dose de ténacité en plus. Face à lui? Un cow-boy (Lee Marvin), soudard et chef de gang, qu’il parvient, contre toute attente, à abattre lors d’un duel. Le parallèle s’arrête là. Contrairement au film de John Ford, le duel Biden-Trump n’est pas arbitré par un justicier de l’ombre nommé John Wayne. Reste une similitude: un élu courageux, opiniâtre et… ordinaire. «J’ai porté en moi, toute ma vie, les valeurs de la classe moyenne américaine, affirmait encore le 5 juillet le candidat démocrate, dans un clip de campagne à base de photos familiales. Je veux réinstaller ces valeurs à la Maison Blanche.»

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