Un homme «cash» et courageux pour les uns, qui pousse les Vingt-Sept à s’unir. Trop faible pour d’autres qui le voudraient plus féroce face à la Russie ou la Chine. Chargé des affaires étrangères et de la politique de sécurité de l’UE, Josep Borrell est de ces personnages qui déclenchent autant l’admiration que l’irritation.

A ce poste sensible et difficile à assumer quand la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, revendiquent aussi un rôle accru dans ce domaine, c’est ce vétéran du Parti socialiste ouvrier espagnol, né dans les Pyrénées catalanes en 1947, qui a la charge de coordonner les décisions et sanctions européennes. Il les propose aussi parfois, comme cela a été le cas avec la Biélorussie et les sanctions économiques sévères qu’il a très tôt envisagées.