«Amis et vétérans, ce que nous ne pouvons oublier - et ce que nous ne devons pas oublier -, c’est que le Débarquement a été un moment et un endroit où la bravoure et la générosité de quelques-uns ont permis de changer le cours du siècle entier», a déclaré M. Obama au cimetière américain de Colleville qui surplombe Omaha Beach.

«Alors que le danger était maximum, dans les circonstances les plus sombres, des hommes qui se pensaient ordinaires ont trouvé, en eux, de quoi accomplir l’extraordinaire», a-t-il ajouté dans son discours.

Pour le président Obama, le débarquement des forces alliées sur les plages de Normandie, le 6 juin 1944, a changé le cours de la seconde guerre mondiale et permis de libérer l’Europe occidentale du joug de l’Allemagne nazie.

«On ne pouvait savoir alors que tant des progrès qui façonneraient le 20ème siècle, sur les deux rives de l’Atlantique, découleraient de cette bataille pour un bout de plage long de 9 km seulement et large de 3 km», a-t-il dit.

«Si les Alliés avaient échoué ici, l’occupation de ce continent par Hitler aurait pu se poursuivre indéfiniment», a déclaré M. Obama.

«Au lieu de cela, la victoire a permis de prendre pied en France. Elle a ouvert un chemin vers Berlin. Et elle a rendu possibles les réussites qui ont suivi la libération de l’Europe : le plan Marshall, l’Otan, et la prospérité et la sécurité partagée qui en ont découlé», a ajouté le président américain

Le président français Nicolas Sarkozy a, de son côté, rendu hommage aux soldats de tous les pays morts pour la libération de la France en 1944 et appelé à «faire vivre leur idéal» face aux menaces du XXIe siècle, lors du 65e anniversaire du Débarquement allié.

«Devant les 9.000 tombes américaines de ce cimetière» américain de Colleville-sur-Mer, en Normandie, dans le nord-ouest du pays, «je veux rendre hommage, au nom de la France, à ceux de vos enfants qui ont versé leur sang sur la terre normande et qui y dorment pour l’éternité. Nous ne les oublierons jamais», a lancé M. Sarkozy au président américain Barack Obama.