Aucune poursuite n’a été engagée contre ses deux confrères arrêtés avec lui dans le Bois de Boulogne, dans l’ouest parisien, a indiqué une source judiciaire, sans préciser à quoi le journaliste va être condamné. Les gardes à vue des trois hommes ont été levées jeudi matin.

Ces interpellations sont intervenues alors que la police française est sur les dents depuis l’automne avec une multiplication de survols mystérieux par des drones de sites nucléaires (centrales, base militaire stratégique), de la présidence française.

Aucun lien avec d’autres vols

Lundi et mardi, pendant deux nuits consécutives, des vols de drone au-dessus de Paris ont été signalés, donnant lieu à l’ouverture d’une enquête par la justice française.

«Aucun lien n’existe» entre les arrestations des journalistes travaillant pour Al-Jazira «et les survols des nuits précédentes», avait toutefois indiqué mercredi une source proche du dossier.

L’identité des trois journalistes n’a pas été révélée. Le premier, qui appartient au bureau de Paris d’Al-Jazira, s’était fait remettre en novembre le drone par le bureau de Londres de la chaîne. Il avait recruté les deux autres reporters, des indépendants, pour les besoins de ce reportage.

C’est lui qui pilotait le drone, tandis que l’un de ses confrères filmait l’engin et que le troisième devait parler dans le reportage. Le drone a été saisi.

Les survols de drones sans autorisation sont interdits à Paris.