Le Comité de protection des journalistes (CPJ) a appelé jeudi le gouvernement iranien à la libération immédiate de quatre journalistes. Trois d’entre eux sont présentés comme ayant la double nationalité américaine et iranienne.

Deux des détenus sont Jason Rezaian, 38 ans, correspondant à Téhéran pour le «Washington Post», et sa femme Yeganeh Salehi, correspondante pour le journal «Nation», basé aux Emirats arabes unis, indique le CPJ dans un communiqué. Ils ont été arrêtés jeudi par les autorités de Téhéran.

«Nous sommes profondément troublés par ces informations, et nous sommes inquiets pour Jason, Yeganeh (son épouse) et les deux autres qui auraient été arrêtés avec eux», a déclaré Douglas Jehl, rédacteur en chef international du Washington Post, cité dans un article du journal.

Les noms des deux autres journalistes n’ont pas été révélés. Selon le «Washington Post», il s’agit de photographes travaillant en free-lance. Outre ces quatre, 35 journalistes sont en prison en Iran, rappelle le CPJ.

La porte-parole du département d’Etat Marie Harf a confirmé que Washington était au courant de la détention de trois ressortissants américains en Iran, mais n’a pas voulu faire de commentaire.

Les Etats-Unis et l’Iran ont rompu leurs relations diplomatiques après la révolution de 1979 et les rapports restent très tendus, les intérêts des deux pays étant fort divergents au Moyen-Orient.

Le rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l’homme en Iran, Ahmed Chahid, a déclaré en mars que près de 900 prisonniers politiques étaient détenus en Iran dont des avocats et des journalistes.