Le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido a dénoncé mardi la «disparition forcée» de trois de ses collaborateurs depuis la départ de son mentor, Leopoldo Lopez. «Le journaliste Roland Carreño ainsi que Yeferson Sarcos et Elias Rodriguez ont disparu depuis plus de 12 heures», a tweeté le président du parlement, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays, parmi lesquels les Etats-Unis.

Le Collège national des journalistes (CNP) a assuré, de son côté, que Roland Carreño «est détenu» au siège du Service Bolivarien de Renseignement National, dans la capitale Caracas. Les autorités vénézuéliennes n'ont pas confirmé l'information.

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Les trois opposants ont «disparu depuis lundi», à 17h30 heure locale (22h30 en Suisse), selon le directeur de l'ONG de défense des droits de l'homme Foro Penal, Alfredo Romero, qui comptabilise 359 «prisonniers politiques» dans le pays.

Leopoldo Lopez parti vers l'Espagne

Washington, principal soutien à Juan Guaido, a dénoncé la «disparition forcée» de Roland Carreño, coordinateur opérationnel de Voluntad Popular, le parti de Leopoldo Lopez dont est issu Juan Guaido. Les «disparitions» se sont produites après le départ de Leopoldo Lopez vers l'Espagne, dimanche.

Condamné à près de 14 ans de prison en 2015 pour incitation à la violence lors de manifestations anti-gouvernementales qui avaient entraîné la mort de 43 personnes et fait plus de 3000 blessés entre février et mai 2014, Leopoldo Lopez avait été placé en 2017 en résidence surveillée. Le 30 avril 2019, il avait été libéré et avait participé à une tentative de renversement de Nicolas Maduro, approuvée par Juan Guaido.

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Mis en échec, du fait du soutien de l'armée au président vénézuélien, Leopoldo Lopez avait trouvé refuge dans la résidence de l'ambassadeur espagnol. Lors d'une conférence de presse à Madrid mardi, ce dernier a dénoncé le fait que «ces dernières heures des personnes très proches ont disparu sous la dictature».