Tous les ans depuis la révolution, l’Iran commémore «Shanzdahom-e Azar», cette journée noire du 7 décembre 1953 lors de laquelle les forces de sécurité du shah sont entrées dans l’Université de Téhéran, ont tiré à balles réelles sur les élèves, tuant trois d’entre eux. Près de 70 ans plus tard, la «Journée des étudiants» sonne la fin en apothéose de trois jours de grève observés dans une bonne partie du pays pour soutenir la vague de protestation qui secoue l’Iran depuis le meurtre de Mahsa Amini.