La machine est lancée. La justice espagnole a mis en mouvement la procédure visant à récupérer plus de 50 millions d’euros qui «dorment» depuis des années dans des comptes bancaires en Suisse, et tout particulièrement à Genève. Fruit d’un colossal système de corruption exploité par le Parti populaire (PP, droite) pendant deux décennies, ces comptes sont placés sous séquestre par la justice genevoise depuis 2013. Entre-temps, l’enquête n’a cessé de progresser en Espagne. Au point qu’elle menace d’asphyxie le Parti populaire actuel, dont les dirigeants ont changé, mais qui reste entouré d’un parfum de scandale.