Partout à travers Kaboul, le vent fait battre les drapeaux blancs, emblèmes des nouveaux maîtres de la ville. Du palais présidentiel, où ils ont pénétré dimanche, à l’entrée de la Green Zone, qui abrite les représentations étrangères, les talibans font connaître leur présence. Lundi, ils prennent pleinement le contrôle des bâtiments administratifs où siégeait il y a peu «l’administration de Kaboul», du nom dont ils affublaient le gouvernement qui s’est effondré avec le départ en exil du président Ashraf Ghani. Le deuxième jour dans ce nouveau chapitre de l’histoire du pays les voit aussi entrer dans les rédactions. A la télévision comme à la radio, la programmation musicale change.