Karin Keller-Sutter devrait venir plus souvent à Paris. A l’évidence, sa présidence de la réunion ministérielle de l’OCDE sur les migrations et l’intégration les 16 et 17 janvier a été un succès. «Avoir la Suisse aux commandes de ce sujet rassure. La fermeté helvétique sur les retours au pays des demandeurs d’asile déboutés et l’accent mis sur l’indispensable intégration des réfugiés ont été salués», confirme un diplomate français au château de la Muette, le siège parisien de l’organisation des pays développés. La cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP) s’en est d’ailleurs félicitée.

Même la Hongrie, dont le ministre a catégoriquement affirmé que son pays ne veut pas de migrants, s’est ralliée aux conclusions communes: «C’est un bon signe. Ces désaccords n’empêchent pas de reconnaître que les migrations doivent être un champ d’action commun, en particulier au niveau européen», s’est félicitée Karin Keller-Sutter.