Il est tombé. Pour une poitrine dénudée! Le rédacteur en chef de l’ Irish Daily Star a été mis à pied lundi à la suite de la publication des photos, seins nus, de l’épouse du prince William et de l’action en justice intentée par sa famille affligée. Meurtrie par la violation de l’intimité royale dans Closer. La décision était attendue mardi, elle est tombée: le magazine doit rendre toutes les images; ces jeunes ont bien le droit de la vivre, cette intimité. Surtout que depuis, l’hebdo italien Chi ne s’est pas gêné, qui a sorti lundi un numéro spécial de 28 pages. Comme Closer, il est propriété du groupe Mondadori contrôlé par la famille Berlusconi, explique le portail d’information canadien Canoë. La famille tourne (en?) rond.

Sur ce, l’inévitable Stéphane Bern, qui s’y connaît un peu, lui, se pointe et écrit dans la Tribune de Genève de mardi que «la presse people est en perte de vitesse». Qu’elle ne sait plus quoi faire. Alors elle choisit «la méchanceté vénale». Pourtant, le couple avait «prévenu que désormais, attaquer en justice serait leur conduite», explique-t-il à Direct Matin. «Personne n’avait pris ces menaces très au sérieux.» Suivent ces mots implacables: Closer va donc «manger son pain noir. Ça va leur coûter très cher. Et même si ce numéro va bien se vendre, il va leur arriver le cycle infernal: de plus en plus de procès et de moins en moins de ventes.»

Des actes de solidarité

Car imaginez, dit également Bern au quotidien genevois, «la douche froide écossaise ou tropicale» – il ne choisit pas – que la princesse Catherine de Galles, duchesse de Cambridge, a dû essuyer en découvrant cette série de photos topless prises au téléobjectif. Donc «volées lors de son séjour privé» chez tonton David, Albert, Charles Armstrong-Jones, vicomte Linley, dans le Lubéron. Imaginez! On ferme alors le robinet de la douche. Mais il reste un peu ouvert malgré tout, puisque «des internautes montrent leurs tétons par solidarité avec la princesse», indique Le Huffington Post.

Cette princesse, s’est-elle dit, par exemple, qu’il fallait faire oublier les frasques naturistes de son beau-frère à Las Vegas? S’est-elle dit, aux Salomon où elle se trouvait lundi, que cette avant-dernière étape d’une tournée de dix jours en Asie-Pacifique avait pris une tout autre dimension? bref: que le voyage aux îles Tralala était un peu gâché? On ne le saura jamais. Mais «malgré les grands sourires affichés par le prince William et Kate Middleton, le couple princier n’a pas totalement le cœur à rire», croit savoir le site Plurielles, qui montre leurs «tenues fleuries»: pour se consoler, ils «ont joué la carte vestimentaire de l’exotisme».

Et elle a été «accueillie comme une reine». Donc pas nue, cette fois: Voici joue finement sur les mots. On ne rit pas. Car c’est du sérieux: «Bu­ckingham est un sanctuaire, prévient L’Express. Si les tabloïds anglais s’autorisent absolument tous les excès, toutes les dérives, tous les lynchages médiatiques et ce depuis des décennies, l’effeuillage photographique de la duchesse de Cambridge est […] vécu comme une initiative blasphématoire.»

Ce qui est sûr, aussi, c’est que «le couple princier a probablement compris que les seins de Kate allaient faire, si tel n’était déjà pas le cas, le tour du monde», écrit Le Figaro. Et ce que souhaitait la maison d’Angleterre, c’était «une rupture avec l’ère Diana. Prendre date pour l’avenir.» La bataille de l’image a commencé pour ses «héritiers», dont les avocats voulaient «que les images soient retirées du marché», donc «à la fois être interdites sur Internet et dans les kiosques». Ils demandaient 100 000 euros par jour d’astreinte.

Mais le pire, dans toute cette navrante affaire de paparazzi, c’est ceci: «D’autres photos plus osées de Kate Middleton dénudée existent, Closer a cependant fait le choix de ne pas les publier, peut-être que d’autres supports prendront une décision inverse», lit-on partout, absolument partout, et aussi sur le site Pipole. Quoique maintenant… «Ces photos n’ont rien de choquant», estimait Laurence Pieau, directrice de la rédaction du magazine, interrogée à ce sujet par le Guardian. Et de confirmer l’existence de ces images, semble-t-il bien plus… hum, vous voyez. Oui, «d’après plusieurs sources sur la Toile, le couple aurait été filmé en «pleine action». Bien sûr, «pour l’heure, cependant, aucune confirmation». Bien sûr, bien sûr.

Pendant ce temps, Pippa…

Comme si cela ne suffisait pas, le site Staragora communique encore ceci, non sans quelque ironie: «La famille royale d’Angleterre a ses bêtes noires, et il semble bien que ce soient les cadets qui donnent le plus de fil à retordre! […] C’est au tour de Pippa Middleton, la petite sœur de la duchesse de Cambridge […], de s’attirer les foudres de la couronne d’Angleterre. Si le prince William et Kate Middleton tentent de ne faire aucun pas de travers […], ce n’est pas le cas de Pippa […], qui semble n’en vouloir faire qu’à sa tête.»

Pourquoi? Parce qu’«elle fait la fête à New York», elle. «La jolie brune enchaîne les boîtes de nuit, en compagnie d’une ribambelle d’hommes plus ou moins célèbres […], ce qui n’est pas du goût de sa sœur aînée. Mais ces remontrances risquent de tomber dans l’oreille d’une sourde, puisque depuis que les seins de Kate […] risquent de se retrouver sur des sites pornographiques, la duchesse de Cambridge perd en crédibilité et écorne son image de fille parfaite.» Espérons que l’on puisse dire maintenant: risquaient.

La revue de presse