Des milliers de personnes, épuisées par les répliques, l’absence de logement et des réserves alimentaires qui baissent, s’étaient rassemblées avant l’aube à la gare routière pour monter à bord d’un des bus spéciaux promis par le gouvernement.

Mais la colère est montée dans la foule devant l’absence de ces bus et des échauffourées ont éclaté avec la police anti-émeute envoyée pour tenter de contenir la situation près du parlement. «Nous attendons depuis l’aube. Ils nous ont dit qu’il y aurait 250 bus mais aucun n’est encore arrivé», explique Kishor Kavre, étudiant de 25 ans venu dans l’espoir de partir de la capitale en ruines. «Nous sommes impatients de pouvoir revenir chez nous pour voir nos familles mais nous ne savons pas quand ils (les bus, ndlr) viendront. Je pense que le gouvernement est à la peine».

Les répliques du séisme ont nettement diminué mais des centaines de milliers de personnes continuent de dormir dans la rue, leur logement ayant été détruit ou fragilisé. Dans les villages de campagne difficilement accessibles, le désespoir est aussi à son comble, les survivants demandant à être évacués quand un hélicoptère de secours parvient jusqu’à eux.

Plus de 5.000 personnes (5.057) ont été tuées au Népal depuis le séisme de magnitude 7,8 survenu samedi et environ 8.000 personnes blessées. Selon l’ONU, huit des 28 millions d’habitants du pays ont été affectés par la catastrophe. Les équipes de secours d’un grand nombre de pays viennent en aide aux autorités de l’un des pays les plus pauvres d’Asie.