Le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev a annoncé mardi sa démission, après près de 30 ans à la tête de ce pays d'Asie centrale riche en hydrocarbures mais confronté à une grogne sociale grandissante. «J'ai pris la décision de renoncer au mandat de président», a déclaré Noursoultan Nazarbaïev, 78 ans, lors d'une allocution retransmise à la télévision.

Noursoultan Nazarbaïev disposera néanmoins de pouvoirs étendus après son départ de la présidence grâce à une loi votée en 2018 et à son statut de «Père de la Nation», qui lui garantit l'immunité judiciaire et un rôle influent.

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Mécontentement croissant de la population,

Noursoultan Nazarbaïev a pris la tête du Kazakhstan alors que le pays était encore une république soviétique en 1989, en tant que premier secrétaire du Parti communiste, et a conservé le pouvoir après son indépendance en 1991. Réélu à plusieurs reprises à une majorité écrasante, il n'a jamais désigné clairement de successeur.

Au lendemain des élections de 2015: Un cinquième mandat pour Nazarbaïev

Cette annonce intervient moins d'un mois après le brusque limogeage du gouvernement kazakh par Noursoultan Nazarbaïev, qui lui reprochait de mauvais résultats économiques.

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Le président avait ensuite promis des mesures sociales représentant plusieurs milliards d'euros pour répondre au mécontentement croissant de la population, à moins d'un an de la prochaine élection présidentielle.