La participation du Hamas aux législatives du 17 juillet suscite de gros remous au sein de l'organisation islamiste. Car la décision a été prisé par Mahmoud A-Zahar (le leader dans la bande de Gaza) et par le cheikh Hassan Youssef (le chef de la branche cisjordanienne récemment libéré) contre l'avis de Khaled Mechal et Moussa Abou Marzouk, les deux dirigeants politiques de l'organisation basés en Syrie.

Mechal, 49 ans, est le véritable patron du Hamas à l'étranger. Partisan déclaré de la poursuite des attentats suicides à l'intérieur d'Israël, cet ingénieur est devenu célèbre en septembre 1997 lorsque le Mossad, qui l'accusait d'avoir planifié une opération kamikaze à Tel-Aviv, a tenté de l'assassiner à Amman. Mais le commando a échoué. Les agents israéliens ont été relâchés par les services jordaniens en échange de la libération du cheikh Ahmad Yassine (le leader historique du Hamas). Depuis lors, Mechal contrôle en Cisjordanie et dans la bande de Gaza des cellules indépendantes des réseaux connus de son organisation. Il revendique d'ailleurs souvent la paternité d'attentats organisés en dépit des consignes lancées par les autres responsables de son mouvement.