Tout est calme. Au moins à la surface. La vague montante d’Omicron n’a pas encore cloué les Kiéviens, pas très disciplinés, à la maison. Au cinéma, les séances font encore le plein pour Stop-Zemlia, un drame adolescent ukrainien primé à la dernière Berlinale. Dans le métro, les passagers masqués se passent sur les portables Vesna («Printemps»), le dernier clip d’Okean Elzy, un groupe de rock mythique qui représente pour les Ukrainiens ce que U2 est à l’Irlande. Un peu plus haut, la place Kontraktova est balayée par les bourrasques de neige.