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Kim Dotcom lance «Mega», un nouveau site de téléchargement sécurisé

Le sulfureux Allemand Kim Dotcom a lancé dimanche un nouveau site de partage de fichier baptisé Mega, submergé dès les premières heures. Ce lancement est un défi aux Etats-Unis qui veulent le juger pour avoir amassé une fortune grâce au site «Megaupload.com».

Kim Dotcom a annoncé l’ouverture du site mega.co.nz dimanche à 06h48 en Nouvelle Zélande (18h48 suisse samedi), un an exactement après la perquisition par la police néo-zélandaise de sa vaste propriété à Auckland. Kim Schmitz, qui a changé son nom en Kim Dotcom, est actuellement en liberté sous caution en Nouvelle-Zélande, où il vivait au moment de son arrestation à la suite de ce raid.

«100’000 utilisateurs en moins d’une heure» puis «250’000 utilisateurs inscrits. La capacité des serveurs à son maximum. Ça devrait aller mieux une fois retombée l’euphorie initiale. Wow!!», s’est félicité l’Allemand sur son compte Twitter. Le nouveau site est resté bloqué plusieurs heures dimanche.

Mega.co.nz se présente comme un service de stockage en ligne (en réseau virtuel «Cloud») de type Dropbox ou Google Drive mais il propose 50 GB de stockage, une offre nettement supérieure à ses concurrents. Tweet sur le compte d’Obama

Kim Dotcom l’a annoncé hyper sécurisé et plus puissant que Megaupload, fermé il y a un an par les autorités américaines. Défiant ouvertement la Maison Blanche, il a publié un court tweet sur le compte @BarackObama, un quart d’heure avant l’activation du site: «15 minutes». Après Megaupload, le site se veut «plus grand, meilleur, rapide, fort, sûr».

Kim Dotcom, de nationalité allemande, est sous la menace d’une extradition aux Etats-Unis, qui veulent le juger pour violation de droits d’auteur. L’audience pour l’extradition a été été repoussée deux fois et est à présent fixée à août 2013. Créé en 2005 et installé à Hong Kong, le site Megaupload, affirmait rassembler chaque jour 50 millions d’utilisateurs et représenter 4% du web.

Les Etats-Unis accusent les responsables du site d’avoir tiré 175 millions de dollars d’activités criminelles et causé un préjudice de 500 millions de dollars aux détenteurs des droits, en proposant des copies piratées de films de cinéma, de programmes télévisés et d’autres contenus. Aux Etats-Unis, il encourt une peine allant jusqu’à 20 ans de prison. (ATS)

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