La République du Kosovo espérait mettre un pied dans le système onusien, et ainsi obtenir une plus large reconnaissance internationale, en adhérant à l’Unesco. Sa tentative a échoué pour trois voix. Lundi, au siège parisien de l’organisation, l’ancienne province serbe qui a déclaré son indépendance en 2008 a récolté 92 voix sur 142 Etats qui se sont prononcés alors que 29 pays se sont abstenus. Il en fallait 95 pour obtenir une majorité des deux tiers. Les autorités kosovares ont aussitôt annoncé que ce n’était que partie remise.

Le camp du refus était emmené par la Serbie avec le puissant soutien de la Russie et de la Chine. Belgrade avait demandé un report du vote. En vain. Le pouvoir serbe – dont les relations avec Pristina se sont quelque peu améliorées ces derniers mois sous la pression des Européens – estime que les quatre sites orthodoxes serbes classés au Patrimoine de l’humanité situés en terres musulmanes kosovares seraient en danger.

Opposition de la Palestine

La Palestine qui, dans une même logique de reconnaissance, avait obtenu l’adhésion à l’Unesco en 2011 malgré l’opposition des Etats-Unis a fait barrage au petit Etat européen. Elle peut compter sur un ferme soutien de la Serbie au plan international. Le Kosovo est reconnu par une centaine de pays dont la plupart des membres de l’Union européenne.