L’essentiel

La Russie a lancé samedi de nouvelles manœuvres navales d’ampleur en Mer Noire. Elle mène également des exercices militaires d’ampleur en Biélorussie, près de l’Union européenne et de l’Ukraine.

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Pour les Occidentaux, toutes ces manœuvres sont particulièrement inquiétantes car elles reviennent à un encerclement militaire du territoire ukrainien. Face à la menace d’une invasion russe de l’Ukraine, les sonneries téléphoniques retentissent de plus belle.

■ Le Kremlin dénonce une «hystérie» américaine

C’est au tour du Kremlin de s’exprimer après l’appel qui a eu lieu entre le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine. Ce dernier dénonce une «hystérie» américaine à «son apogée». Le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov, précise que «les présidents ont convenu de poursuivre les contacts».

«Ces derniers jours et ces dernières heures, la situation a été menée à l’absurde», estime Iouri Ouchakov. Les Américains annoncent la date de l’invasion russe, et, en même temps, gonflent les muscles militaires de l’Ukraine».

Il note que la conversation est «restée de nature assez équilibrée et professionnelle». Et d’ajouter que «les présidents ont convenu que les vues exprimées par M. Biden (seraient) examinées à Moscou et (seraient) prises en compte dans notre réaction» aux réponses que l’Otan et Washington doivent apporter aux demandes sécuritaires de la Russie.

■ Berne met en garde contre les voyages en Ukraine

La Suisse met en garde contre les voyages touristiques et autres déplacements non urgents en Ukraine. Le pays est préoccupé par les tensions croissantes à la frontière ukrainienne ainsi que par le risque d’une éventuelle escalade militaire, indique le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Selon lui, une recommandation de quitter le pays est toutefois prématurée à l’heure actuelle. Une évacuation des collaborateurs de l’ambassade n’est pas prévue «en l’état actuel des choses». La situation est analysée en permanence et les conseils aux voyageurs seront adaptés en cas de changement d’appréciation de la situation sécuritaire.

Le DFAE rappelle que les ressortissants suisses résidant à l’étranger doivent s’annoncer auprès de l’ambassade ou du consulat suisse compétent. Les voyageurs peuvent enregistrer leurs déplacements envisagés sur la plateforme en ligne «Travel Admin» du Département fédéral. Si la situation en Ukraine devait se dégrader, le DFAE aurait ainsi la possibilité de joindre immédiatement les ressortissants suisses enregistrés.

■ Les sportifs ukrainiens sont «inquiets» d’une invasion de la Russie

Les biathlètes ukrainiens aux JO 2022, «inquiets» du sort de leur pays menacé d’une invasion russe selon les États-Unis, vivent une situation «difficile», sinon «déchirante» en Chine.

«C’est difficile pour mon pays et pour moi, chaque jour, d’entendre aux informations qu’à n’importe quelle heure la Russie peut envahir l’Ukraine», livre en zone mixte Dmytro Pidruchnyi, champion du monde de poursuite 2019. Il confie être «inquiet» de la tension croissante autour de l’Ukraine. «C’est une situation difficile pour mon pays et nous espérons que le monde nous aidera et que la Russie arrêtera.»

Même anxiété chez son compatriote Artem Pryma: «Oui, je suis inquiet pour ma famille au pays. C’est un déchirement pour toute l’équipe. Quand je rentre dans ma chambre, j’appelle ma famille», raconte le n° 2 ukrainien.

■ Des «répercussions sévères et rapides»

Le président américain Joe Biden a averti son homologue russe Vladimir Poutine des «répercussions sévères et rapides» que subirait Moscou en cas d’attaque de l’Ukraine, lors de l’appel téléphonique d’un peu plus d’une heure de ce samedi.

Les Etats-Unis et leurs alliés «répondront de manière résolue et imposeront des répercussions sévères et rapides à la Russie» si cette dernière envahit l’Ukraine, indique l’exécutif américain. Joe Biden se trouvait à Camp David dans le Maryland.

L’échange était «professionnel et riche […] Il n’y a pas eu de changement fondamental dans la dynamique qu’on observe depuis maintenant plusieurs semaines», affirme devant des journalistes un responsable américain.

Cet appel téléphonique a eu lieu à l’initiative de Washington, avait indiqué précédemment le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Les deux hommes s’étaient déjà entretenus par téléphone à la fin de l’année dernière, après avoir organisé une vidéoconférence le 7 décembre.

■ De plus en plus d’appels au départ

La liste des pays appelant leurs ressortissants à partir ne cesse de s’allonger, avec notamment les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Canada, la Norvège, l’Australie, le Japon et Israël. La compagnie aérienne KLM vient également d’annoncer la suspension jusqu’à nouvel ordre des vols vers l’Ukraine. Moscou a aussi rappelé une partie de son personnel diplomatique, affirmant craindre des «provocations» adverses. Ajoutant aux tensions, la Russie a lancé samedi de nouvelles manœuvres navales en mer Noire pour s’exercer à «défendre» la Crimée, péninsule annexée en 2014.

Les pourparlers des derniers jours n’ont donc pas permis de désamorcer les tensions. Les Occidentaux excluent d’engager leurs armées en cas de guerre, mais ont prévu des représailles économiques dévastatrices. Cette crise est, selon les pays Occidentaux, la plus dangereuse en Europe depuis la fin de la Guerre froide, accusant la Russie de vouloir réimposer sa volonté aux pays ayant quitté sa sphère d’influence.

La Maison Blanche a déjà esquissé le scénario de l’offensive russe, évoquant de probables «bombardements aériens et des tirs de missiles» et un assaut possible contre la capitale ukrainienne.

■ «Provoquer la panique»

L’ambassade américaine à Kiev a ordonné aujourd’hui le départ de l’essentiel de son personnel, relevant qu’une offensive russe pouvait «commencer à tout moment et sans avertissement». Quelque 160 soldats américains qui entraînaient les forces ukrainiennes doivent aussi partir.

La Maison Blanche avait en effet dit vendredi, à l’issue d’une rencontre virtuelle de dirigeants occidentaux dont Washington a salué l’unité face à Moscou, qu’une offensive russe était une «possibilité très, très réelle» dans les jours à venir.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a pour sa part une nouvelle fois jugé les déclarations américaines trop alarmistes.

Toutes ces informations (quant à une éventuelle attaque) ne font que provoquer la panique et ne nous aident pas», a-t-il dit.

A Kiev, des milliers de manifestants ont défilé ce samedi, disant refuser de céder à la panique justement, même s’ils prennent la menace au sérieux. «La panique, ça sert à rien. Il faut s’unir et lutter pour notre indépendance», a ainsi déclaré l’étudiante Maria Chtcherbenko, tenant une pancarte «Je reste calme. J’aime l’Ukraine».

■ Un nouvel échange avec Emmanuel Macron

Lors d’une conversation téléphonique dans l’après-midi avec le président français Emmanuel Macron, Vladimir Poutine a dénoncé «les spéculations provocatrices quant à une prétendue «invasion russe» de l’Ukraine».

Il a aussi critiqué les «livraisons d’ampleur d’armements modernes» à son voisin, estimant qu’elles créaient «les conditions préalables à de possibles actions agressives des forces ukrainiennes» dans l’Est de l’Ukraine, où la Russie soutient depuis huit ans des séparatistes armés.

Le président français a averti son homologue qu’un «dialogue sincère n’était pas compatible avec une escalade» militaire, tout en assurant que les deux dirigeants voulaient «poursuivre le dialogue» sur «la sécurité et de la stabilité en Europe» et la paix en Ukraine.

Il a redit la «détermination à réagir» des Occidentaux en cas d’opération militaire, et qu’il allait poursuivre ses efforts diplomatiques en appelant ce samedi Joe Biden, ainsi que le chancelier allemand Olaf Scholz – qui ira à Kiev lundi et à Moscou mardi – et le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L’entretien intervenait après leur rencontre de lundi à Moscou, à l’issue de laquelle le Français avait estimé avoir réussi à avancer» pour faire baisser la tension.

■ Un résumé de la situation

L’appel entre Joe Biden et Vladimir Poutine a eu lieu ce samedi, juste après que le président russe a dénoncé des accusations «provocatrices» des Etats-Unis qui martèlent, malgré les dénégations russes et les appels au calme ukrainiens, qu’une invasion de l’Ukraine pourrait être imminente.

De nombreux pays occidentaux ont demandé à leurs ressortissants de quitter le territoire ukrainien et, ajoutant à l’inquiétude, Moscou a annoncé y réduire son personnel diplomatique.

L’invasion russe est présentée comme étant potentiellement une question de jours par la Maison Blanche, car la Russie a déployé plus de 100 000 hommes aux frontières ukrainiennes, et mène aussi des manœuvres en mer Noire et au Bélarus, encerclant de facto son voisin pro-occidental.

Occidentaux et Russes poursuivent le dialogue mais le ton reste à la confrontation, les premiers voulant arracher un signe de désescalade à la Russie, qui réclame, elle la fin de l’expansion de l’Otan et du soutien à l’Ukraine, y voyant des «garanties de sécurité» non-négociables.

■ L’appel entre Biden et Poutine a duré un peu plus d’une heure

Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine se sont entretenus ce samedi au téléphone pendant un peu plus d’une heure sur l’Ukraine.

L’appel sécurisé entre le président Biden et le président russe Poutine s’est terminé à 12h06 (heure de Washington)», a ainsi déclaré un responsable à l’issue de cet échange très attendu.

■ Un sous-marin américain chassé des eaux russes dans l’Océan Pacifique

Un destroyer de la flotte russe du Pacifique a chassé de ses eaux territoriales un sous-marin nucléaire américain de classe Virginia, au large des îles Kouriles, a affirmé samedi le ministère russe de la Défense. Le bâtiment russe «Maréchal Chapochnikov» avait diffusé un message sous-marin ordonnant au navire américain «de faire surface immédiatement».

Face à son refus, des «moyens» non-identifiés ont été utilisés forçant le submersible à «quitter les eaux territoriales de la Russie à pleine vitesse», selon un communiqué du ministère qui précise que l’incident a eu lieu samedi à 07h40 GMT.

Le sous-marin américain a été repéré pendant les exercices de routine de la flotte russe du Pacifique près de l’île d’Ouroup, selon le ministère russe de la Défense. L’incident est survenu quelques heures avant une conversation téléphonique entre Vladimir Poutine et Joe Biden alors que les tensions russo-américaine autour de l’Ukraine sont au plus vif. La marine russe mène des manœuvres d’ampleur dans plusieurs mers et océans.

■ Emmanuel Macron rappelle les conditions pour un «dialogue sincère»

Le président français a averti son homologue russe Vladimir Poutine qu’un «dialogue sincère n’était pas compatible avec une escalade» militaire à la frontière ukrainienne, a annoncé l’Elysée à l’issue d’un entretien téléphonique de 1h40 entre les deux chefs d’Etat.

Au cours de cette discussion, Emmnanuel Macron et Vladimir Poutine «ont tous deux exprimé une volonté de poursuivre le dialogue» sur «les voies pour avancer sur la mise en œuvre des accords de Minsk» sur le Donbass et sur «les conditions de la sécurité et de la stabilité en Europe», a ajouté la présidence française. Le président français s’est aussi «fait le relais des inquiétudes de ses partenaires européens et de ses alliés», a-t-elle précisé.

Cette discussion fait suite à leur tête-à-tête de cinq heures qu’ils ont eu lundi au Kremlin, avant qu’Emmanuel Macron ne se rende mardi à Kiev pour s’entretenir avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, puis à Berlin.

■ La voie diplomatique reste «ouverte», assure le chef de la diplomatie américaine

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a affirmé que la voie diplomatique restait «ouverte» pour éviter un conflit en Ukraine mais nécessiterait une «désescalade» de la part de Moscou, lors d’un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov samedi, selon le département d’Etat.

Le secrétaire d’Etat «a clairement indiqué qu’une voie diplomatique pour résoudre la crise restait ouverte, mais qu’elle nécessiterait une désescalade de Moscou et des discussions de bonne foi», a précisé le porte-parole du département d’Etat, Ned Price. Une invasion de l’Ukraine, que la Russie est accusée de préparer, «entraînerait une réponse transatlantique résolue, massive et unie», a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’Etat «a clairement indiqué qu’une voie diplomatique pour résoudre la crise restait ouverte, mais qu’elle nécessiterait une désescalade de Moscou et des discussions de bonne foi», a précisé le porte-parole du département d’Etat, Ned Price. Une invasion de l’Ukraine, que la Russie est accusée de préparer, «entraînerait une réponse transatlantique résolue, massive et unie», a-t-il ajouté.

■ L’Ukraine dénonce «l’hystérie» de la Maison-Blanche

Les avertissements américains évoquant une attaque imminente de la Russie contre l’Ukraine «provoquent la panique et n’aident pas» les Ukrainiens, a dénoncé samedi le président Volodymyr Zelensky, cité par l’agence Interfax-Ukraine. «Actuellement, le meilleur ami de nos ennemis est la panique dans notre pays. Et toutes ces informations (sur une possible attaque) ne font que provoquer la panique et ne nous aident pas», a-t-il dit lors d’un déplacement en province.

Les avertissements américains évoquant une attaque imminente de la Russie contre l’Ukraine «provoquent la panique et n’aident pas» les Ukrainiens, a dénoncé samedi le président Volodymyr Zelensky, cité par l’agence Interfax-Ukraine. «Actuellement, le meilleur ami de nos ennemis est la panique dans notre pays. Et toutes ces informations (sur une possible attaque) ne font que provoquer la panique et ne nous aident pas», a-t-il dit lors d’un déplacement en province.

Il a jugé qu’il y avait «trop» d’annonces annonçant une «guerre profonde, totale de la part de la Russie». «Si vous avez une information en plus sur une invasion certaine à 100%, donnez-la nous!», a-t-il encore insisté. «Nous comprenons les risques, nous savons qu’ils sont là», a-t-il ajouté.

La diplomatie ukrainienne, qui n’a cessé de juger les Etats-Unis trop alarmistes sur le sujet, estimait un peu plus tôt qu’il était «extrêmement important de garder le calme». La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova affirmait que «l’hystérie de la Maison-Blanche est plus révélatrice que jamais. Les Anglo-Saxons ont besoin d’une guerre».

La diplomatie ukrainienne, qui n’a cessé de juger les Etats-Unis trop alarmistes sur le sujet, estimait un peu plus tôt qu’il était «extrêmement important de garder le calme». La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova affirmait que «l’hystérie de la Maison-Blanche est plus révélatrice que jamais. Les anglo-saxons ont besoin d’une guerre».

■ La Russie qualifie de «provocation» les accusations américaines

Face à la menace d’une invasion russe de l’Ukraine, les sonneries téléphoniques retentissent de plus belle. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé les Etats-Unis de vouloir provoquer un conflit en Ukraine avec ses accusations, lors d’un appel téléphonique samedi avec son homologue américain Antony Blinken, selon un communiqué de son ministère.

Face à la menace d’une invasion russe de l’Ukraine, les sonneries téléphoniques retentissent de plus belle. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé les Etats-Unis de vouloir provoquer un conflit en Ukraine avec ses accusations, lors d’un appel téléphonique samedi avec son homologue américain Antony Blinken, selon un communiqué de son ministère.

Sergueï Lavrov «a souligné que la campagne de propagande lancée par les États-Unis et ses alliés sur «une agression russe» contre l’Ukraine a pour objectif la provocation, en encourageant les autorités de Kiev» à se lancer dans une «résolution militaire du problème du Donbass», selon ce communiqué. Le Donbass est une région de l’est de l’Ukraine frontalière de la Russie où les forces ukrainiennes affrontent depuis huit ans des séparatistes pro-russes soutenus par Moscou.

Des appels entre le président Russie Vladimir Poutine et ses homologues américains Joe Biden et français Emmanuel Macron sont également prévus dans la journée.

■ L’ambassade américaine en Ukraine se vide

L’ambassade américaine en Ukraine a ordonné samedi le retrait de son personnel non essentiel. «Aujourd’hui, le département d’Etat a ordonné le départ des employés américains non (essentiels) aux urgences de l’ambassade en raison d’informations continuant de faire état d’un renforcement de l’armée russe à la frontière avec l’Ukraine, indicateur d’une potentielle action militaire importante», a indiqué l’ambassade à Kiev sur Twitter.

L’ambassade américaine en Ukraine a ordonné samedi le retrait de son personnel non essentiel. «Aujourd’hui, le département d’Etat a ordonné le départ des employés américains non (essentiels) aux urgences de l’ambassade en raison d’informations continuant de faire état d’un renforcement de l’armée russe à la frontière avec l’Ukraine, indicateur d’une potentielle action militaire importante», a indiqué l’ambassade à Kiev sur Twitter.

Alors que de nombreux pays occidentaux ont demandé à leurs ressortissants de quitter l’Ukraine, la Russie a ajouté à l’inquiétude en annonçant y réduire son personnel diplomatique, arguant elle de possibles «provocations» occidentales ou de la part de Kiev.

■ Les Etats-Unis observent des «signes d’escalade russe»

«C’est un moment charnière. Nous sommes préparés à tout ce qui pourrait arriver», a-t-il averti, alors que les Etats-Unis et de nombreux pays occidentaux ont appelé leurs ressortissants à quitter l’Ukraine. «Nous continuons à voir des signes d’escalade russe, y compris l’arrivée de nouvelles forces à la frontière ukrainienne», a prévenu le conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité nationale Jake Sullivan vendredi après une réunion virtuelle des principaux dirigeants occidentaux.

Selon lui, une telle offensive est une «possibilité très, très réelle» même avant la fin des Jeux olympiques de Pékin le 20 février. Il admet pourtant que le renseignement américain ne savait pas si le président russe «a pris une décision définitive» ou non.

Selon lui, une telle offensive est une «possibilité très, très réelle» même avant la fin des Jeux olympiques de Pékin le 20 février. Il admet pourtant que le renseignement américain ne savait pas si le président russe «a pris une décision définitive» ou non.