L’appareil répressif russe semble en roue libre depuis la votation du 1er juillet sur la Constitution. Un journaliste respecté et un gouverneur ont été jetés en prison sur fond de perquisitions par dizaines chez les représentants de l’opposition et dans les rédactions de médias indépendants. La bête noire du Kremlin, Alexeï Navalny, a reçu le 14 juillet une assignation à comparaître dans le cadre d’une nouvelle affaire pénale pour diffamation. Même s’ils ont de justesse échappé à la prison ferme, le célèbre metteur en scène Kirill Serebrennikov et la journaliste Svetlana Prokopieva ont été reconnus coupables par la justice russe dans des affaires distinctes. Le premier était la cible du patriarcat de Moscou et du Ministère de la culture. La seconde était dans le collimateur du FSB, les services secrets, pour un article qui aurait, à leurs yeux, justifié un attentat contre eux.

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