L’expansion des Brics voulue par Pékin est devenue réalité
Réuni avec une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement à Johannesburg, le groupe des Brics a conclu son rendez-vous annuel en acceptant l’adhésion de six nouveaux pays. Si la cohérence du groupe interroge, la Chine y voit un succès diplomatique
Les deux principaux candidats d'opposition à l'élection présidentielle en Argentine, Javier Milei et Patricia Bullrich, ont contesté l'entrée annoncée en 2024 de leur pays dans le bloc des pays émergents Brics. «Je ne vais pas encourager des contrats avec les communistes parce qu'ils ne respectent pas les bases du libre-échange, la liberté et la démocratie, c'est de la géopolitique», a lancé l'ultralibéral Javier Milei en visant, sans la nommer, la Chine. «L'Argentine, sous notre gouvernement, ne sera pas dans les Brics», a assuré la droitière Patricia Bullrich, qui a affirmé que l'adhésion du pays au bloc serait nulle et non avenue si elle était élue le 10 décembre.
Lors du dernier jour de son sommet annuel à Johannesburg, le groupe des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a approuvé jeudi l’adhésion de six nouveaux membres. Parmi les nouveaux venus, hormis l’Argentine, des régimes autoritaires: Iran, Egypte, Ethiopie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis.