Le Brexit vient d’atteindre un nouveau niveau de surréalisme. Après un week-end particulièrement mouvementé, pendant lequel le parti travailliste s’est déchiré sur la politique à suivre sur ce dossier brûlant, l’heure était finalement au vote des militants lundi soir.

Toute la journée, au congrès annuel du Labour, deux camps s’étaient violemment affrontés en public, contre toutes les habitudes de ce genre d’exercice ronronnant. D’un côté se trouvaient la majorité des députés et une large partie des militants, qui veulent faire campagne ouvertement pour rester dans l’Union européenne; de l’autre figuraient ceux qui préfèrent conserver l’ambiguïté actuelle, ne disant pas s’ils sont pour un Brexit «doux» ou pour rester dans l’UE. Jeremy Corbyn, le leader travailliste, soutient cette deuxième voie.