Il suffit de consulter le Dictionnaire de l’Académie française pour comprendre les maux dénoncés dans le rapport que la Cour des comptes vient de publier sur l’Institut de France, qui coiffe la prestigieuse institution, et les quatre autres académies (Beaux-Arts, Inscriptions et belles-lettres, Sciences, Sciences morales et politiques) de la République. A l’adjectif «budgétivore», les académiciens ont donné une définition simple qui en dit long sur leur rapport aux finances publiques: «Qui vit aux frais ou aux dépens de l’Etat.»

Remettre de l’ordre dans les comptes

Bien vu. Les magistrats de la rue Cambon – dont nombre de rapports, il est vrai, ne sont jamais suivis d’effets – ne disent pas autre chose dans ce document remis le 15 juillet, au lendemain de la Fête nationale française: «Les institutions du quai de Conti sont placées devant des choix d’investissement difficiles et la nécessité de remettre de l’ordre dans leurs comptes. La gestion comptable de l’Institut et des académies est une problématique en soi», peut-on lire en exergue du chapitre intitulé «Une situation financière déséquilibrée».