A 95 ans, l’actrice italienne Gina Lollobrigida se (re)lance en politique. Après une élection ratée au parlement européen en 1999, la diva italienne a décidé de se présenter au Sénat sur les listes de l’alliance Italie Souveraine et Populaire, proche du parti communiste.

«J’en avais juste marre d’entendre les politiciens se disputer sans jamais aller à l’essentiel», a déclaré Gina Lollobrigida, dans une interview publiée dimanche par le quotidien italien Corriere della Sera. «Je me battrai pour que le peuple décide, de la santé à la justice; l’Italie est mal en point, je veux faire quelque chose de bien et de positif», a-t-elle ajouté. L’actrice, qui a ensuite été sculptrice et photojournaliste, se présentera dans la province de Latina, au sud de Rome.

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Entre communisme et populisme, l’alliance Italie Souveraine et Populaire, bannière sous laquelle se présente Gina Lollobrigida, s’oppose notamment à la politique sanitaire de Mario Draghi et à la vaccination obligatoire en Italie. L’alliance a également sévèrement condamné la réponse du gouvernement à l’invasion russe en l’Ukraine et est favorable à la sortie de l’Italie de l’OTAN ainsi que de l’Union européenne.

La droite, archi-favorite

Ce ne sera pas la première campagne de l’actrice de Fanfan la Tulipe: en 1999, à 73 ans, elle était candidate aux élections européenne et numéro deux sur la liste du magistrat anti-corruption Antonio di Pietro. Sans succès. «C’était une expérience, commente l’actrice dans les colonnes du Corriere della Sera. Dans la vie on peut perdre et on peut gagner.»

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Jeudi 21 juillet, le président italien Sergio Mattarella a annoncé dissoudre le parlement, provoquant des élections anticipées qui devraient se dérouler fin septembre ou début octobre. Les médias italiens avancent plusieurs dates possibles: le 18 septembre, le 25 ou encore le 2 octobre. L’archi-favori du scrutin à venir est la coalition dite «de centre droit», qui réunit Forza Italia, le parti de droite de Silvio Berlusconi, et l’extrême droite représentée par La Lega du tribun populiste antimigrants Matteo Salvini et Fratelli d’Italia, un parti post-fasciste présidé par Giorgia Meloni.