L’aéroport international de Damas a été mis hors-service lundi par des frappes israéliennes, qui ont fait quatre morts dont deux soldats syriens. C’est la deuxième fois en moins de sept mois que le site est mis hors d’usage par Israël.

«Quatre combattants, dont deux soldats syriens, ont été tués par le bombardement israélien», a déclaré l’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une organisation basée au Royaume-Uni. Il n’a pas été en mesure de préciser la nationalité des deux autres tués.

Lire aussi: La Russie tente de réconcilier la Turquie et la Syrie

L’agence officielle syrienne Sana, citant une source militaire, a pour sa part affirmé que deux soldats syriens avaient péri dans cette attaque, qui a eu lieu lundi vers 02h00 (minuit en Suisse).

«L’ennemi israélien a mené une agression aérienne à l’aide d’un barrage de missiles, visant l’aéroport international de Damas et ses environs». Il a causé «la mort de deux soldats, des blessures à deux autres» et des dégâts matériels, a indiqué l’agence. L’aéroport est «hors-service», a-t-elle ajouté.

Hezbollah visé

Selon le chef de l’OSDH, l’attaque israélienne a visé «des positions du Hezbollah et de groupes pro-iraniens dans l’aéroport et ses environs, y compris un dépôt d’armes».

Lire aussi: L’agriculture syrienne en proie à une sécheresse inédite

Depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin, ciblant des positions de l’armée syrienne, des forces pro-iraniennes et du Hezbollah libanais. L’Etat hébreu commente rarement ses frappes contre la Syrie, mais affirme qu’il ne permettra pas à l’Iran d’étendre son influence en Syrie.

Le 28 décembre, le chef de la direction des opérations de l’armée israélienne, le général de division Oded Basiuk, avait évoqué ces raids en Syrie en présentant ses perspectives opérationnelles pour 2023.

«Nous constatons que notre plan d’action en Syrie est un exemple de la façon dont une action militaire continue et persistante conduit à façonner et à influencer toute la région», avait tweeté Tsahal en rendant compte de la présentation du général Basiuk. «Nous n’accepterons pas un Hezbollah 2.0 en Syrie», avait ajouté l’armée israélienne.