Lorsqu’on lui demande d’évoquer l’avenir de son pays, Rahmatullah Nabil soupire. «Nous avons de l’espoir mais aussi beaucoup de craintes», reconnaît l’ancien directeur des services secrets afghans (NDS). Il partage le sentiment de nombreux Afghans à une semaine de l’ouverture de la conférence de paix qui doit s’ouvrir à Istanbul le 24 avril. Planifiée par les Etats-Unis et organisée par les Nations unies, elle devrait accueillir les principaux acteurs de la scène internationale et surtout afghane, réunissant enfin les talibans et le gouvernement. Son but: mettre en place un cessez-le-feu et un gouvernement de transition.