Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a indiqué que «la Suisse a proposé ses services aux autorités de Katmandou». Dans un communiqué samedi soir, le DFAE précise que Didier Burkhalter est informé en permanence des développements de la situation.

Il a demandé à l’aide humanitaire suisse d’évaluer «la manière dont elle peut venir en aide». Le conseiller fédéral tient aussi «à témoigner sa sympathie aux autorités et à la population népalaise».

Plus de 2000 morts

Le bilan global dépasse les 2000 morts, a-t-on appris dimanche auprès de responsables népalais et des pays voisins. Le porte-parole de la police népalaise, Kamal Singh Ban, a déclaré que 1953 personnes avaient été tuées au Népal même. En Inde, les autorités ont fait état de 53 morts. Dix-sept personnes ont été tuées au Tibet, selon la presse officielle chinoise.

De nombreux pays européens et asiatiques ont dépêché sur place des équipes. Il est urgent de prêter main-forte à ceux qui tentent de dégager des survivants des décombres, à Katmandou, la capitale dévastée, comme dans les régions rurales coupées du monde par des routes impraticables et des réseaux téléphoniques en panne.

Régions rurales

«Les routes ont été endommagées ou bloquées par des coulées de boue. Les communications sont rompues, ce qui nous empêche d’entrer en contact avec les branches locales de la Croix-Rouge et d’obtenir des informations crédibles», a souligné Jagan Chapagain, directeur pour l’Asie-Pacifique de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

La FICR est extrêmement inquiète pour les villages ruraux situés près de l’épicentre du séisme de magnitude 7,8, à environ 80 kilomètres de Katmandou. «Nous anticipons des pertes en vies humaines et des destructions considérables», a-t-il averti.

Les autres ONG internationales ne sont guère mieux loties quant aux possibilités d’évaluation des dégâts. Mais elles craignaient aussi que la catastrophe ne soit d’une ampleur désastreuse.

Scènes terribles

«Nous avons vu des scènes terribles de destruction, des hôpitaux qui ont été évacués et des patients soignés dehors à même le sol, des maisons et des immeubles démolis, des routes avec des crevasses béantes», a raconté Eleanor Trinchera, coordinatrice pour Caritas Australia.

Les survivants ont passé la nuit dehors, malgré le froid, de peur d’être écrasés dans les bâtiments ébranlés par la principale secousse et ses répliques.

Les Etats-Unis ont annoncé l’envoi d’équipes de secours et le déblocage d’une première enveloppe d’un million de dollars. «Du fond du coeur, nous adressons notre sympathie aux peuples du Népal et des régions touchées par cette tragédie», a dit le secrétaire d’Etat américain John Kerry.

L’Inde voisine, où 47 personnes ont été tuées par le tremblement de terre, a envoyé deux avions de transport militaires. Dans toute la région - Sri Lanka, Pakistan, Japon - ainsi qu’en Nouvelle-Zélande et en Australie, les autorités ont proposé leur aide.

La Chine a annoncé l’envoi d’une équipe de 62 secouristes aidés de chiens, selon l’agence officielle Chine Nouvelle. La presse officielle chinoise a rapporté que 17 personnes avaient été tuées par le séisme au Tibet. Le gouvernement de Singapour a mentionné l’envoi d’une équipe de 55 secouristes.

L’Australie, elle, a débloqué 5 millions d’AUD d’assistance (3,5 millions d’euros) tandis que la Nouvelle-Zélande a offert un million de NZ$ (700’000 euros).

Union européenne

L’Union européenne a indiqué que ses experts étaient en train de se rendre dans les zones touchées. «Le nombre de victimes et l’étendue des dégâts sont toujours inconnus mais devraient être élevés, aussi bien en termes de pertes humaines que de patrimoine culturel» du pays, a déclaré l’UE dans un communiqué.

Berlin, Londres et Madrid ont aussi promis leur aide, la Norvège annonçant pour sa part le déblocage de 3,5 millions d’euros.