Airbus a réagi mardi à la série noire qui frappe ses avions, en dépêchant une équipe de spécialistes aux Comores après le crash d’un A310 de la compagnie Yemenia Airlines qui assurait le vol IY626 de Sana’a à Moroni. L’accident, qui s’est déroulé à 01h50, heure locale, aurait coûté la vie aux 153 passagers - dont 66 venus de France - et membres d’équipage. Il survient moins d’un mois après la destruction en vol d’un Airbus A330 d’Air France au-dessus de l’Atlantique.

Selon Airbus, l’avion de Yemenia était un appareil ancien, construit en 1990 et utilisé par la compagnie yéménite depuis 1999. Il avait effectué 17’300 vols et comptait 51’900 heures de service. Il y a actuellement 214 appareils A310 en opération dans le monde. L’avion, qui peut emporter 220 passagers, a commencé sa carrière opérationnelle en 1985.

Les accidents des vols AF447 et IY626 sont donc très différents. Yemenia est considérée comme une compagnie mois sûre qu’Air France (elle est classée C, sous réserve, dans le classement Securvol, contre B pour Air France), son avion était plus vieux et il volait plus bas, alors qu’il s’apprêtait à atterrir. Principal point commun entre les deux événements: aux Comores aussi, le temps était exécrable.