Après la Hongrie, la Slovaquie et bientôt l’Autriche, c’est au tour de la première économie européenne de changer de position sur la question du vaccin russe contre le Covid-19. Alors qu’il avait soutenu durant un an une action coordonnée au niveau européen pour lutter contre la pandémie, le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, a annoncé jeudi vouloir négocier un contrat bilatéral avec la Russie pour l’achat de doses de Spoutnik V. «Pour vraiment faire une différence par rapport à notre situation actuelle, la livraison devra avoir lieu dans les deux à quatre ou cinq prochains mois», a commenté le ministre. Avant cela, il faudra toutefois que l’Agence européenne des médicaments approuve la mise sur le marché du vaccin russe.

Cette initiative est un tournant pour Berlin qui, jusque-là, a suivi la stratégie de commande groupée de vaccins par la Commission européenne. Or, la question du Spoutnik V divise en Europe. Cette fois, Berlin ne veut pas s’en remettre à Bruxelles, très critiquée depuis l’automne pour sa lenteur.