Depuis quelques semaines, la Suisse a droit aux faveurs de l’administration de Donald Trump. Le 16 mai dernier, le président de la Confédération Ueli Maurer rencontrait le président américain à la Maison-Blanche après avoir reçu une convocation quelques jours plus tôt. Début juin, c’est Mike Pompeo qui est venu pour une visite de plusieurs jours en Suisse. C’était la première visite officielle auprès des autorités suisses d’un secrétaire d’Etat américain depuis plus de vingt ans. Au menu, a-t-on entendu, un possible traité de libre-échange, mais aussi et surtout l’Iran. Or, depuis que les Etats-Unis se sont retirés de l’accord sur le nucléaire iranien en mai 2018, les tensions ont fortement augmenté et alarment Yukiya Amano, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). L’accord est en danger de mort. Lundi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, en visite à Téhéran, a exhorté l’Iran à continuer à respecter l’accord de juillet 2015.

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