Entre les Etats-Unis et la Russie, ces dernières années sont synonymes de défiance et de confrontation. Guerre des mots, interférence dans les processus électoraux, la liste des contentieux est longue et a des relents de guerre froide. Même si la récente rencontre de Reykjavik entre Sergueï Lavrov et Antony Blinken a permis un léger dégel, les deux puissances, qui détiennent à elles seules plus de 90% de l’arsenal nucléaire mondial, sont loin d’être sur un mode coopératif. Or, si elles avaient uni leurs forces face au Covid-19 en s’appuyant sur leur grande tradition de recherche vaccinale au lieu de nourrir une méfiance et une rivalité sans borne, le monde irait peut-être mieux aujourd’hui.