Un mandat d’arrêt international a été lancé à l’encontre d’un des responsables présumés de l’enlèvement de Mia la semaine dernière dans l’Est de la France, a annoncé mardi le parquet de Nancy. La fillette de huit ans avait été retrouvée saine et sauve dimanche à Sainte-Croix (VD) en Suisse.

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Le mandat, délivré par un juge d’instruction de Nancy, vise Rémy Daillet, un homme soupçonné d’animer la «mouvance» anti-système dont se revendiquent les ravisseurs, a-t-on précisé de même source. «Ce mandat d’arrêt a été pris au regard de plusieurs éléments, dont les auditions de certaines des personnes placées en garde-vue et mises en examen», précise le magistrat dans un communiqué.

Cet homme «aurait joué un rôle dans l’organisation de l’enlèvement et aurait ainsi fourni les coordonnées de l’accueillante de la mère et de l’enfant à Neuchâtel», ajoute le magistrat.

Dans une courte vidéo publiée sur YouTube en fin de matinée, Rémy Daillet se défend en assurant que son organisation ne se rendait coupable d’aucun enlèvement, mais remettait simplement à leurs parents «des enfants kidnappés par l’Etat».

Mouvement complotiste

Selon le journal Le Parisien, c’est un ancien cadre du Modem en Haute-Garonne, 54 ans, qui vit en Malaisie depuis plusieurs années. Exclu du parti centriste en 2010, est depuis devenu une figure du mouvement complotiste et il défend l’idée d’un coup d’Etat populaire, selon le quotidien.

La petite Mia, 8 ans, avait été enlevée mardi dernier à la demande de sa mère par plusieurs hommes alors qu’elle était hébergée chez sa grand-mère maternelle dans les Vosges. Sa mère n’avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone.

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Une alerte enlèvement avait rapidement été diffusée et d’importants moyens policiers, en France et dans plusieurs pays frontaliers, ont permis de la retrouver dimanche matin avec sa mère en Suisse, dans un squat de la commune de Sainte-Croix.

Les cinq hommes qui ont organisé son kidnapping sont poursuivis pour «enlèvement en bande organisée d’une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs». Quatre d’entre eux ont été placés en détention. Lola Montemaggi, la mère de la fillette, ainsi qu’un ressortissant français qui l’a aidée en Suisse, sont quant à eux en détention dans le canton de Vaud dans l’attente d’une procédure d’extradition.