«Je crois que de telles déclarations de la part d’un chef d’Etat sont inadmissibles dans le cadre des relations internationales», a déclaré M. Ordzhonikidze lors d’un point de presse à Genève.

En France, le ministère des Affaires étrangères a également réagi en qualifiant «d’inacceptables» les propos du dirigeant libyen. Paris estime que le différend entre Berne et Tripoli doit être réglé par la «négociation», a commenté le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero. Et de rappeler que la France soutenait «les efforts entrepris par la présidence de l’Union européenne à cette fin».

Mouammar Kadhafi avait appelé jeudi à la guerre sainte (djihad) contre la Suisse, en raison de l’interdiction de la construction de minarets votée par référendum fin novembre à près de 60% dans la confédération alors que les relations entre la Suisse et Tripoli étaient déjà en crise.