italie

L’Aquila se souvient du séisme meurtrier d’il y a cinq ans

La commémoration, la nuit dernière, s’est terminée en faisant sonner 309 fois les cloches de la ville en souvenir des victimes. La reconstruction de L’Aquila, chiffrée à plus de sept milliards d’euros, a pris beaucoup de retard. Selon un récent sondage, 78% de la population dit que l’on y vit mal

Des milliers de personnes ont participé la nuit dernière à une marche aux flambeaux dans la ville de L’Aquila, dans le centre de l’Italie, pour commémorer le séisme qui fit 309 morts il y a cinq ans.

La cérémonie a débuté à 23 heures avec la marche, organisée par les divers comités de familles des victimes, et s’est achevée peu après 3 h 32, heure à laquelle le tremblement de terre a frappé cette ville médiévale. Une messe a été célébrée peu après minuit et la commémoration s’est terminée en faisant sonner 309 fois les cloches de la ville en souvenir des victimes.

Retard dans la reconstruction

La ville médiévale de L’Aquila et les villages voisins avaient été frappés le 6 avril 2009 par un séisme de magnitude 6,3, qui avait fait 309 morts et provoqué l’effondrement de très nombreux bâtiments.

La reconstruction de L’Aquila, chiffrée à plus de sept milliards d’euros, a pris beaucoup de retard, en raison aussi de problèmes bureaucratiques. Cinq ans après le tremblement de terre, de nombreux immeubles, principalement du centre historique, déserté de ses habitants, sont encore soutenus par d’énormes échafaudages.

«Après le tremblement de terre, il y avait à L’Aquila 75 000 personnes déplacées dont 46 000 ont aujourd’hui regagné leurs maisons et les 19 000 autres sont logées de manière tout à fait décente», affirme le maire de L’Aquila, Massimo Cialente.

«Or, selon un récent sondage, 78% de la population dit que l’on vit mal à L’Aquila et 63% estime que la situation a empiré par rapport à l’année précédente», ajoute-t-il.

«Ces données sont en contradiction avec le fait que les deux tiers de la population ont regagné leurs maisons qui sont désormais neuves et sûres. Cela signifie que les gens se sentiront mal tant que le centre historique, le coeur de la ville, un lieu d’identité pour une communauté, ne sera pas reconstruit», conclut le maire.

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