Sécurité

L’Arabie saoudite affirme avoir intercepté un missile à la frontière avec le Yémen

Les rebelles houthis avaient indiqué plus tôt avoir tiré un missile balistique sur la province saoudienne de Najrane

L’Arabie saoudite a intercepté vendredi un nouveau missile balistique au-dessus d’une province frontalière du Yémen, après l’annonce par les rebelles yéménites d’un tir contre le royaume saoudien.

Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, sont en guerre contre le pouvoir au Yémen, aidé militairement depuis 2015 par une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite. Ils ont affirmé le matin avoir tiré un missile sur la province saoudienne de Najrane, dans un communiqué publié par leur télévision, Al-Massirah TV.

Troisième tir de missile depuis novembre

Selon la télévision d’Etat saoudienne Al-Ekhbariya, la défense antiaérienne a intercepté le missile balistique au-dessus de Najrane. Elle n’a fourni aucune autre précision.

Il s’agit du troisième missile balistique tiré par les rebelles yéménites contre l’Arabie saoudite depuis le 4 novembre.

Les deux premiers missiles tirés en novembre et en décembre ont été interceptés au-dessus de la capitale saoudienne Ryad, l’un avait ciblé l’aéroport international et l’autre le palais Yamama, la résidence officielle du roi Salmane.

L’Iran accusé d’armer les houthis

«Cet acte hostile des Houthis soutenus par l'Iran prouve l'implication du régime iranien et son soutien aux rebelles» yéménites, a indiqué dans un communiqué le porte-parole saoudien de la coalition, en accusant l'Iran «de transférer des missiles balistiques aux groupes armés».

L’Iran dément armer les houthis. L’Arabie saoudite sunnite et l’Iran chiite, dont les relations diplomatiques sont rompues, sont les deux poids lourds rivaux au Moyen-Orient.

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La coalition sous commandement saoudien intervient au Yémen depuis mars 2015 en soutien au président Abd Rabbo Mansour Hadi, chassé de Sanaa par les houthis, qui se sont emparés de la capitale yéménite en septembre 2014 ainsi que de vastes portions du territoire. Plus de 8750 personnes ont été tuées dans la guerre depuis 2015.

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