A la nuit tombée, les rues du centre de Riyad sont gagnées par une agitation inédite. Dans un trafic incessant de voitures, les trottoirs grouillent d’une foule de badauds. Des groupes de jeunes ont pris d’assaut les caisses du cinéma Vox pour obtenir un ticket. Depuis la réouverture des cinémas, en avril 2018 après trente-cinq ans d’interdiction religieuse, l’engouement ne faiblit pas. L’ambiance est bon enfant, c’était en mars, avant que le royaume ne soit gagné par la fièvre du Covid-19, qui a mis une pause à des réformes menées tambour battant depuis deux ans.