Le mouvement de contestation qui a envahi les rues de Hongkong depuis début juin fonctionne de façon décentralisée, sans leaders apparents. Des dizaines d’organismes – certains actifs depuis des années, d’autres créés récemment – se passent le relais pour organiser les manifestations qui immobilisent la ville chaque week-end. Les communications ont lieu en ligne, par l’entremise de l’app encryptée Telegram. Leurs auteurs cachent soigneusement leur identité, de peur que la police ne les mette en prison, à l’instar des figures de proue de la révolution des parapluies de 2014. Nous avons interviewé l’un de ces leaders masqués, Liam, un employé de bureau qui a cofondé l’organisation Stand with Hongkong, orchestratrice d'un double rassemblement vendredi soir à Hong Kong, puis samedi à Londres.

Le Temps: Comment le mouvement Stand with Hongkong est-il né?