«Le président est toujours à Iavoloha (à une douzaine de km du centre-ville). Il est triste par rapport à ce qui se passe», a commenté mardi matin Andry Ralijaona, porte-parole de la présidence malgache.

Trois véhicules blindés montés de mitrailleuses, trois camions militaires et plusieurs dizaines de soldats portant des bérets rouges étaient postés devant les bureaux ce matin. L’avenue menant à ce palais d’Ambohitsorohitra a été fermée à la circulation et plusieurs dizaines de badauds tenus à distance par des éléments de la gendarmerie observaient la scène de loin. Les militaires, la plupart faisant preuve d’une attitude décontractée, étaient postés en petits groupes à l’intérieur et à l’extérieur du palais.

«Il n’y pas eu de confrontation cette nuit; la situation est calme», a commenté à l’AFP un sergent du 1er régiment des forces d’intervention d’Ivato (R.F.I), face aux grilles du portail d’entrée et à un pilier en pierre abattus lors de l’assaut lundi soir. «On nous a dit de rester au moins la demi-journée», a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat.

Interrogé pour savoir si une intervention au palais présidentiel d’Iavoloha (12 km du centre d’Antananarivo) où se trouverait le chef de l’Etat Marc Ravalomanana était prévue ce mardi, le sergent a répliqué qu’aucun ordre n’avait été donné en ce sens dans l’immédiat.

Peu avant 8h00 locales (5h00 GMT), un véhicule militaire transportant des caisses de baguettes de pain et de bananes est entré dans l’enceinte du bâtiment pour ravitailler les troupes.

L’armée malgache a investi lundi soir les bureaux de la présidence dans le centre de la capitale pour «précipiter le départ» de M. Ravalomanana, retranché dans le palais présidentiel en banlieue de la capitale et dont l’opposition réclame désormais l’arrestation.