Proche-Orient

L'armée syrienne déclare la fin du cessez-le-feu

La trêve qui avait été décidée pour 7 jours n'est pas reconduite car les rebelles ne l'ont pas respectée, déclare l'armée syrienne. La bavure américaine de vendredi et la reprise des bombardements à Alep avaient durci le climat. De leur côté les Etats-Unis reconnaissent qu'ils ne peuvent pas coopérer militairement contre les djihadistes avec les Russes

L'armée syrienne a déclaré lundi la «fin» de la trêve des opérations militaires qu'elle avait décrétée le 12 septembre pour sept jours, en accusant les rebelles de ne pas l'avoir respectée.

«L'armée syrienne annonce la fin du gel des combats qui a débuté à 19H00 (16H00 GMT, une heure de plus en Suisse) le 12 septembre conformément à l'accord Etats-Unis/Russie», a-t-elle indiqué dans un communiqué publié par l'agence officielle Sana.

Ce texte accuse les groupes rebelles de «n'avoir pas respecté une seule disposition» de l'accord.

La trêve «devait être une réelle opportunité d'arrêter l'effusion de sang, mais les groupes armés terroristes ont méprisé cet accord», poursuit l'armée. Cette dernière accuse les groupes rebelles d'avoir violé plus de 300 fois le cessez-le-feu à travers le pays.

Une source militaire avait plus tôt dit à l'AFP que la trêve devait expirer lundi soir à 19H00 (16H00 GMT).

Multiplication des accrocs depuis une semaine

Une semaine après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le ton était monté entre les parties prenantes de l'accord, et le président syrien Bachar al-Assad a accusé les Etats-Unis d'avoir commis une «agression flagrante» en menant samedi un raid contre son armée à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie.

Dans cette atmosphère délétère, les tirs avaient notamment repris dans la ville d'Alep, divisée depuis quatre ans entre quartiers rebelles et gouvernementaux, et des combats ont eu lieu à la périphérie de Damas.

Les Etats-Unis prennent acte que jamais l'aide humanitaire n'a pu être déployée comme prévu

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a jugé lundi que les conditions n'étaient pas réunies en Syrie pour que Washington et Moscou coopèrent militairement contre les jihadistes, selon les termes d'un accord de cessez-le-feu qui vient de voler en éclats selon l'armée syrienne.

John Kerry, qui rencontrait le président palestinien Mahmoud Abbas en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, n'a pas directement réagi à la fin de la trêve annoncée quelques minutes plus tôt par l'armée syrienne. Mais il a reconnu que «nous n'avons pas eu sept jours du calme et d'acheminement d'aide humanitaire» comme prévu par l'accord américano-russe du 9 septembre.

Ce règlement prévoyait une cessation des hostilités pendant sept jours à compter de lundi dernier, de l'aide humanitaire pour le nord de la Syrie et une collaboration militaire entre Washington et Moscou contre les jihadistes.

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