Les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs et de civils ayant pris les armes, ont bombardé dans la journée un aéroport militaire près d’Alep, deuxième ville de Syrie, alors qu’à Damas, l’armée ratissait des quartiers pour venir à bout des poches de résistance et procédait à des arrestations dans les quartiers huppés de la capitale.

Encore 51 morts

Les affrontements ne faiblissent pas non plus ailleurs dans le pays et, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui se base sur un large réseau de militants, au moins 51 personnes, dont 30 civils, ont encore péri jeudi.

Le régime du président Bachar el-Assad, profitant des divisions internationales, continue de réprimer la révolte et se dit déterminé à en finir avec les insurgés et les opposants, les qualifiant de «terroristes». Le président a affirmé mercredi que l’armée livrait une bataille «cruciale» pour le destin de la Syrie.

Jeudi, les insurgés ont bombardé, à l’aide d’un char pris aux soldats, l’aéroport militaire de Menagh (30 km au nord-ouest d’Alep), a indiqué l’OSDH.

Des rebelles ont affirmé qu’il s’agissait «d’une attaque pour prendre cet aéroport d’où partent les hélicoptères et les avions qui tirent sur Alep».