«J’ai ressenti la présence de Dieu, mais très loin du Vatican.» Laura Sgro n’a pas perdu la foi même en suivant les deux affaires les plus médiatiques à avoir secoué l’Etat pontifical ces quarante dernières années. Elle est l’une des quelques dizaines d’avocats accrédités auprès du Saint-Siège et représente les familles d’Emanuela Orlandi, la jeune fille disparue près des portes du pape au début des années 1980, et toujours au cœur d’un scandale cristallisant quatre décennies d’histoire italienne, ainsi que de Cédric Tornay, le garde suisse accusé du meurtre du couple Estermann, le commandant et son épouse, à la fin des années 1990.