L’essentiel

Ce mercredi est le grand jour des autotests, qui arrivent dans les pharmacies.

L’Agence européenne des médicaments (AEM) a annoncé que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire «très rare» du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. Elle a toutefois estimé que la balance bénéfice/risque reste «positive».

Dans la foulée de cette réunion de l’AEM, les ministres de la Santé de l’UE se réuniront virtuellement à 18h pour tenter de coordonner les politiques nationales.

Le FMI a revu ses prévisions pour l’économie mondiale à la hausse, à 6% cette année et 4,4% en 2022.

Retrouvez notre suivi de la journée de mardi.


■ Vaccin AstraZeneca: l’AEM confirme de très rares effets secondaires de caillots sanguins

L’Agence européenne des médicaments (AEM) a estimé ce mercredi que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire «très rare» du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19.

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L’AEM a établi «un lien possible avec de très rares cas de caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses», a déclaré l’agence basée à Amsterdam dans un communiqué, indiquant toutefois que la balance bénéfice/risque reste «positive».

L’AEM n’a pas identifié mercredi de facteur de risque spécifique concernant le vaccin AstraZeneca, estimant qu’une explication «plausible» à des cas rares de caillots sanguins pourrait être une réponse immunitaire. «Des facteurs de risque spécifiques tels que l’âge, le sexe ou les antécédents médicaux n’ont pas pu être confirmés car les événements rares sont observés à tous les âges», a déclaré la directrice exécutive de l’AEM, Emer Cooke, lors de la visioconférence.

Plusieurs pays européens ont suspendu l’utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca en raison de signalements de caillots sanguins parmi les personnes vaccinées. Les ministres de la Santé de l’Union européenne doivent se réunir par visioconférence à partir de 18h00 pour examiner les conclusions de l’AEM.


■ La Suisse a réussi à limiter la casse, selon FMI

La Suisse a bien amorti les impacts économiques de la crise du coronavirus. Elle doit maintenant orienter sa politique économique pour une reprise forte et durable, selon le Fonds monétaire international (FMI).

L’économie suisse s’est contractée de 2,9% en 2020, moins que les économies des autres pays européens. Cette évolution s’explique notamment par la solidité des finances publiques et des ménages privés, la compétitivité des industries d’exportation, un secteur financier suffisamment capitalisé et un système de santé bien doté, a indiqué le FMI mercredi au terme de son examen annuel.

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Les mesures urgentes pour atténuer les effets de la crise du coronavirus et apporter un soutien ciblé aux entreprises et aux travailleurs ont aussi été déterminantes pour limiter le marasme économique. Elles représentent un peu plus de 10% du produit intérieur brut (PIB).

La conjoncture devrait s’améliorer cette année. La reprise a démarré au troisième trimestre 2020 malgré les nouvelles vagues d’infection. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance de 3,5% pour 2021 et de 2,8% pour 2022.


■ Le point presse de l’OFSP

Tandis que les tests rapides sont disponibles depuis ce jour dans les pharmacies, l’OFSP tient son point presse hebdomadaire. Patrick Mathys, chef de la section Gestion de crise et coopération internationale dresse un premier constat de la situation après le week-end de Pâques. «Il faut prendre avec prudence les chiffres et attendre la fin de semaine pour des retours plus solides», a-t-il lancé, rappelant toutefois que la tendance à la hausse des cas se confirmait et qu’il fallait à tout prix éviter une surcharge du système de santé».

Concernant la vaccination, Patrick Mathys a rappelé que 6,8% de la population suisse était entièrement vaccinée. Il n’est pour l’heure pas possible de confirmer les effets de la vaccination sur l’occupation des soins intensifs.

«Le variant britannique est le variant dominant. Plus de 90% des cas sont attribués à ce dernier. Il variant détermine l’évolution des cas en Suisse, c’est pourquoi nous n’allons plus le présenter comme l’un des variants», a précisé Patrick Mathys.

La Confédération choisira durant ces deux prochaines semaines la solution technique nécessaire au certificat de vaccination, a ajouté Patrick Mathys. Le certificat est attendu pour cet été. Ce certificat devra être reconnu internationalement, être infalsifiable et répondre aux exigences de la protection des données. Plusieurs solutions techniques sont actuellement à l’étude.

L’arrivée des autotests dans les pharmacies a également été évoquée par le chef de la section Gestion de crise et coopération internationale. Ce dernier rappelant que certaines pharmacies pourraient en manquer ces prochains jours. «Un autotest ne doit être utilisé qu’en l’absence de symptômes», a-t-il rappelé. «Une personne qui obtient un résultat positif avec un autotest doit le faire confirmer par un test PCR, a précisé. Un autotest dont le résultat est négatif n’est pas une carte blanche pour ne plus respecter les gestes barrières»

«Il faudra attendre trois mois pour que les effets de la campagne de vaccination produise des effets», a pour sa part ajouté Martin Ackermann, chef de la task force Covid-19. Des effets sur le nombre de cas notamment. Chez les personnes âgées de 75 ans et plus entièrement vaccinées, les infections diminuent, idem pour le nombre d’hospitalisations et de décès. «Cela montre à quel point la vaccination fonctionne», assène Martin Ackermann.

La situation pourra se détendre seulement une fois que 50% de la population sera vaccinée. Le chef de la Task Force scientifique Martin Ackermann a enjoint la population à tenir encore deux à trois mois. La ligne d’arrivée est proche, a déclaré le scientifique. Mais jusqu’à ce que toutes les personnes qui le souhaitent soient vaccinées, il vaut la peine de maintenir le nombre de nouvelles infections à un niveau bas.


■ 2301 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte mercredi 2301 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 21 décès supplémentaires et 112 malades ont été hospitalisés.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 33’742 tests ont été transmis, indique l’OFSP. Le taux de positivité s’élève à 6,82%.

Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d’infections est de 23 705, soit 274,21 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d’une dizaine de jours, est lui de 1,03. Les patients Covid-19 occupent 19,50% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 66,40%.

Au total 604 312 personnes ont déjà reçu deux doses de vaccins et 1 604 838 une dose. La Suisse a reçu jusqu’à présent 2 232 375 doses de vaccins

Quant aux variants du coronavirus, 41 447 cas ont été détectés en Suisse jusqu’à ce jour, dont 16 311 cas ont été attribués au variant britannique (B.1.1.7), 242 au variant sud-africain (B.1.351) et 13 au variant brésilien (P.1). Dans 24’881 cas, une mutation était présente, mais la lignée n’était pas claire.

Depuis le début de la pandémie, 612 575 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 6 260 306 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s’élève à 9772 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 25 567.

Le pays dénombre par ailleurs 13 380 personnes en isolement et 23 952 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S’y ajoutent 4090 autres personnes revenant de voyage d’un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ Il faudrait vacciner 90% des adultes pour revenir à la normale

Selon une nouvelle étude française, il faudrait que 90% des adultes soient vaccinés d’ici au 1er septembre pour espérer un retour à une vie normale. Avec l’aggravation de l’épidémie ces dernières semaines, qui a mené à de nouvelles mesures de restriction, le gouvernement a les yeux rivés sur deux séries de chiffres en parallèle.

D’une part, les indicateurs de l’épidémie, qui ne cessent d’augmenter. La barre des 30 000 malades du Covid-19 hospitalisés a ainsi été dépassée mardi (30 639), ce qui n’était plus arrivé depuis fin novembre, pendant la deuxième vague.

Parmi ces patients, 5600 sont en service de réanimation, bien au-dessus du pic de la deuxième vague (4900 mi-novembre) et de moins en moins loin de celui de la première (7000 en avril 2020). En un an, 71 208 personnes sont mortes du Covid à l’hôpital (97 301 au total). En parallèle, la vaccination progresse, à un rythme encore insuffisant mais qui est appelé à s’accélérer.

Pour l’instant, 3,2 millions de personnes ont été vaccinées (deux doses) et 9,5 millions ont reçu leur première injection. Et l’accélération attendue commence à se voir dans les chiffres: 1,3 million d’injections ont été réalisées pendant les six premiers jours d’avril, sur un total de 12,7 millions depuis le 27 décembre.


■ Angela Merkel favorable à un «court verrouillage» en Allemagne

Le gouvernement d’Angela Merkel est favorable à la mise en place d’un «verrouillage court et uniforme» dans toute l’Allemagne pour endiguer la hausse des infections au Covid-19, a indiqué mercredi la porte-parole du gouvernement Ulrike Demmer. «Le système de santé est soumis à une pression menaçante, a ajouté celle-ci. C’est pourquoi tout appel à un verrouillage court et uniforme est justifié.»


■ Le Valais va recevoir des patients français

A la suite d’une demande des autorités régionales françaises Bourgogne – Franche Comté, le canton du Valais va recevoir dans ses hôpitaux des patients Covid, relève le Nouvelliste.

Plusieurs autres cantons romands ont également été sollicités


■ Pas de ruée vers les autotests, disponibles en pharmacie

Il n’y a pas eu de ruée vers les nouveaux tests, mais les pharmacies ont connu une matinée plus chargée que d’habitude.

Chaque personne en Suisse a droit à un maximum de cinq tests gratuits par mois. Pour les retirer dans l’une des quelque 1800 pharmacies en Suisse, il faut présenter sa carte d’assuré. Cela permet de vérifier si la personne a déjà reçu son quota et d’empêcher qu’elle en reçoive plus en se rendant dans plusieurs pharmacies.

Notre article du jour: Derrière l’espoir, les limites des autotests

A Genève, la demande est forte. Dans une pharmacie de la gare de Cornavin, la clientèle en réclamait à l’ouverture. On ne parle pas non plus de ruée. Il n’y avait pas de file d’attente, a déclaré une responsable de l’officine. Même constat au centre-ville, plusieurs autotests avaient déjà été vendus tôt dans la matinée. Les gens en demandent depuis deux semaines, depuis que les médias en ont parlé, a fait savoir une employée d’une pharmacie.

Pas de rush non plus devant une pharmacie à Lausanne, qui en avait délivré une dizaine en milieu de matinée, a constaté une journaliste de l’agence de presse Keystone-ATS. A Sion, une pharmacie du centre-ville n’avait pas encore reçu ses autotests. «Nous les avions commandés il y a une dizaine de jours, mais ils ne sont pas encore arrivés. On les attend dans la journée pour les distribuer dès jeudi», espère Pierre-Alain Buchs, coresponsable de l’officine.

«Comme a prévenu la Confédération, il va falloir un peu de temps pour que toutes les commandes soient livrées, et donc un peu de temps pour que toutes les demandes soient satisfaites», explique le Département vaudois de la santé et de l’action sociale.


■ Le ministre lucernois de la santé testé positif au Covid-19

Le ministre lucernois de la santé Guido Graf a été testé positif au coronavirus mardi. Il présente des symptômes légers de la maladie et peut travailler à la maison.

Le conseiller d’Etat démocrate-chrétien, âgé de 62 ans, se porte bien et se trouve en isolement, indique la Chancellerie d’Etat lucernoise mercredi. Il siège au gouvernement cantonal depuis 2010.


■ Un patient sur 3 atteint du Covid a des problèmes psychologiques ou neurologiques

Une personne sur trois qui a surmonté le Covid-19 a eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l’infection. C’est ce qu’indique la plus grosse étude à ce jour sur le bilan mental d’anciens malades du Covid.

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L’anxiété (17%) et les troubles de l’humeur (14%) étaient les diagnostics les plus fréquents, selon l’étude, parue mercredi dans le journal spécialisé The Lancet Psychiatry.

L’incidence des atteintes neurologiques telles que les hémorragies cérébrales (0,6%), les accidents vasculaires cérébraux (2,1%) et la démence (0,7%) était globalement plus faible, mais le risque était généralement plus élevé parmi les patients qui avaient été gravement malades.

Troubles «chroniques»

Si le risque au niveau individuel de la plupart de ces troubles neurologiques et psychiatriques est faible, l’effet peut être «considérable» pour les systèmes de santé en raison de l’ampleur de la pandémie, relève le professeur Paul Harrison (Université d’Oxford, Royaume-Uni), auteur principal de l’étude.

D’autant que beaucoup de ces troubles sont «chroniques», argue-t-il, plaidant pour doter les systèmes de santé de ressources «pour faire face aux besoins».

En analysant les dossiers de santé électroniques de 236 379 patients atteints de Covid, les auteurs relèvent que 34% ont eu un diagnostic de maladie neurologique ou psychiatrique dans les six mois suivant l’infection. Pour 13% de ces personnes, il s’agissait de leur premier diagnostic neurologique ou psychiatrique.


■ Les tests à faire soi-même arrivent

Dès ce mercredi, des autotests sont disponibles dans environ 300 pharmacies dans toute la Suisse, indique l’agence ATS. Chaque personne en Suisse a droit à un maximum de cinq tests gratuits par mois.

A ce sujet, lire: Ce qu’il faut savoir sur les autotests, bientôt en pharmacie

Pour les retirer, il faut présenter sa carte d’assuré. Cela permet de vérifier si la personne a déjà reçu son quota et d’empêcher qu’elle en reçoive plus en se rendant dans plusieurs pharmacies. Il est possible de venir récupérer ces cinq tests sans prendre rendez-vous.

La population est toutefois appelée à ne pas se ruer sur ces nouveaux tests dès le premier jour. «Il ne sera pas possible de servir tout le monde en même temps», a prévenu la semaine dernière la présidente de PharmaSuisse, Martine Ruggli. Les autotests sont uniquement destinés aux personnes ne présentant pas de symptômes et n’ayant aucun contact avec des personnes d’un groupe à risque.

Dans un communiqué, Pharmasuisse a plaidé pour une «solidarité» de la population: «Selon les fabricants, la disponibilité du produit est assurée, mais demeure limitée. La population est priée d’adopter un comportement solidaire et de ne retirer des autotests qu’en cas de besoin.»

La faîtière indique en outre que selon les disponibilités, des tests seront proposés en plus de cinq par mois, cette fois payants.


■ En images: vaccination express à Bangkok

A Bangkok, les autorités ont isolé l’arrondissement de Watthana, où de nombreux cas ont été détectés par des tests. La vaccination a été imposée.


■ Les Etats-Unis vont ouvrir les vaccins aux adultes le 19 avril

Les Etats-Unis vont proposer la vaccination anti-Covid à l’ensemble des adultes américains à partir du 19 avril, en avance d’un mois sur leurs objectifs, a annoncé le président Joe Biden mardi. Le pays a donné un grand coup d’accélérateur à sa campagne de vaccination et en est à plus de trois millions d’injections par jour en moyenne sur les 7 derniers jours, selon les autorités.


■ La Californie parle d’une large réouverture à mi-juin

Nous pouvons dès à présent nous projeter dans la vie post-pandémie

a ainsi annoncé mardi le gouverneur de Californie, qui parle de rouvrir totalement son Etat le 15 juin, grâce à la campagne de vaccination américaine menée tambour battant.

Gavin Newsom, le gouverneur, a ajouté: «La lumière au bout du tunnel n’a jamais été aussi vive».

A condition qu’il n’y ait pas de nouveau pic de l’épidémie ou de pénurie de vaccins, tous les commerces de son Etat seront libres de rouvrir leurs portes mi-juin, les Californiens étant encouragés à suivre des «mesures de réduction des risques relevant du bon sens». Les grands événements en intérieur seront également autorisés avec des preuves de test négatif ou de vaccination.