Nihat Zeybekci, ministre turc de l’Economie a été interdit d’entrée en Autriche, «car sa visite ne fait pas partie d’un échange bilatéral, mais il s’agit d’une apparition publique lors d’un événement marquant la tentative de coup d’Etat» du 15 juillet 2016, a indiqué le Ministère autrichien des Affaires étrangères. Elle aurait représenté «un danger pour l’ordre public», selon le Ministère.

Les relations entre la Turquie et les pays de l’Union européenne se sont tendues en raison notamment des purges menées par le gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan après cette tentative de putsch.

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Plusieurs autres pays, dont l’Allemagne et l’Autriche, avaient interdit des rassemblements pro-Erdogan avant un référendum en avril qui a permis au président turc de renforcer ses pouvoirs.

Les ONG dénoncent une répression tous azimuts

Environ 360 000 personnes d’origine turque vivent en Autriche, dont 117 000 de nationalité turque. Parmi eux, nombreux sont ceux qui soutiennent Recep Tayyip Erdogan et ont voté pour lui lors de ce référendum.

Vendredi, le gouvernement néerlandais a affirmé qu’une visite du vice-premier ministre turc, Tugrul Türkes, qui comptait se rendre aux Pays-Bas mardi pour assister à une commémoration du coup d’Etat manqué, n’était «pas souhaitable».

Depuis le putsch manqué, environ 50’000 personnes ont été arrêtées et plus de 100 000 limogées ou suspendues de leurs fonctions.

Ces mesures ont suscité l’inquiétude d’ONG et de pays européens qui dénoncent une répression tous azimuts visant notamment les milieux prokurdes et des médias critiques.