Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des pays riverains du Pacifique s'est achevé dimanche à Santiago du Chili sur une condamnation du terrorisme et un soutien renouvelé aux négociations commerciales multilatérales engagées sous l'égide de l'OMC.

Les dirigeants du forum de Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) souhaitent démontrer «leur résolution indéniable à affronter collectivement la menace du terrorisme et ses conséquences désastreuses pour les populations et également sur les économies de la région», a déclaré l'hôte du sommet, le président chilien Ricardo Lagos. «Dans ce contexte», les leaders de l'APEC, «sont convenus d'adopter des mesures pour empêcher l'accès des terroristes au système financier international, y compris la mise en œuvre de normes et d'accords pour combattre le financement du terrorisme et le blanchiment d'argent», a ajouté M. Lagos, en présence de tous ses pairs.

Les chefs d'Etat ont «rappelé les tragiques conséquences des récentes attaques terroristes à Beslan et à Djakarta et encouragent les économies concernées à […] ratifier les principales conventions universelles antiterroristes», a-t-il ajouté.

Carlos Lagos a par ailleurs souligné l'importance de relancer les négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui sont «notre première priorité» en matière de libéralisation du commerce mondial. L'objectif, a-t-il dit, est de faciliter «substantiellement» l'accès aux marchés des produits agricoles, des biens manufacturés et des services, «tout en éliminant les facteurs de distorsion, notamment les subventions aux exportations agricoles». L'APEC espère à cet égard des «progrès substantiels» dès l'année prochaine.

Enfin, l'APEC appuie les efforts de deux de ses membres – la Russie et le Vietnam – pour accéder à l'OMC, a précisé le président chilien. Le forum a aussi ratifié une déclaration de Santiago contre la corruption et un autre document affirmant la nécessité d'un travail conjoint pour lutter contre le sida.