Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Air Force One, l’avion du président des Etats-Unis, sur le tarmac de l’aéroport de Prestwick.
© ROBERT PERRY

Diplomatie

Avec l’Ecosse, Donald Trump boucle une visite chaotique en Grande-Bretagne

En deux jours, le président américain a soufflé le chaud et le froid sur les relations diplomatiques avec l’Angleterre. Il passe le week-end en Ecosse, où il ne sera pas forcément le bienvenu, avant de retrouver Poutine à Helsinki.

Donald Trump a achevé sa visite au Royaume-Uni samedi et dimanche avec un séjour privé dans son luxueux complexe hôtelier de Turnberry en Ecosse, après avoir provoqué la stupeur en attaquant la stratégie de la première ministre Theresa May sur le Brexit. Le président américain rejoindra ensuite Helsinki, en Finlande, où il retrouvera son homologue russe, Vladimir Poutine.

«[…] J’espère pouvoir faire du golf – ma première forme d’exercice. Le temps est beau et cet endroit est incroyable […]», a twitté samedi le président des Etats-Unis.

Lire aussi: Le flegme British à l’épreuve de Trump

Son passage en Ecosse devrait, théoriquement, provoquer moins de remous que ses deux premiers jours sur le sol britannique. Arrivé jeudi, le président américain a mis les pieds dans le plat en estimant, dans une interview au tabloïd The Sun, que la volonté de Londres de privilégier une relation étroite avec l’UE après le Brexit tuerait «probablement» la possibilité de conclure un accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

(Ci-dessous: 49 secondes pour résumer cette visite – sur le compte Twitter de Donald Trump)

La claque était d’autant plus cinglante pour Theresa May que, jeudi soir, elle lui avait déroulé le tapis rouge et vanté la force du lien transatlantique. Donald Trump s’est montré plus conciliant vendredi lors d’une conférence de presse conjointe des deux dirigeants à l’issue d’un entretien bilatéral à Chequers, la résidence de campagne des premiers ministres britanniques, au nord-ouest de Londres.

Vieille embrouille écossaise

D’autres manifestations l’attendent en Ecosse, où il compte également de nombreux détracteurs. Vendredi soir, quelque 2000 personnes se sont rassemblées à Glasgow, à environ une heure de route de son complexe hôtelier de Turnberry (côte ouest) et de ses trois terrains de golf, tandis qu’une manifestation est également prévue samedi à Edimbourg.

Signe du climat ambiant, Donald Trump a été accueilli vendredi soir à son arrivée à Glasgow par un représentant du gouvernement britannique, et non par la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon.

Pour une brouille vieille de dix ans portant sur l’autre parcours de golf écossais de l’homme d’affaires, le Trump International Golf Links, situé au nord d’Aberdeen (côte est), l’exécutif écossais et le président américain entretiennent des relations fraîches.

Un doctorat honorifique en moins

La nation septentrionale du Royaume-Uni, dont est originaire la mère de M. Trump, avait en outre pris ses distances avec le milliardaire pendant la campagne présidentielle américaine, à la suite de sa proposition de fermer les frontières américaines aux musulmans. L’Université Robert Gordon (RGU) d’Aberdeen lui avait retiré un doctorat honorifique et le gouvernement régional son titre d’ambassadeur d’affaires.

Après l’Ecosse, Donald Trump s’envolera pour Helsinki, où doit se dérouler lundi le premier sommet entre le président américain et Vladimir Poutine.

«Nous avons été beaucoup plus fermes sur la Russie que quiconque», a déclaré Donald Trump vendredi, alors que l’ombre de l’enquête sur l’interférence russe dans la campagne de 2016 pèse sur sa présidence.

«Cela étant dit, si nous pouvons développer une relation» avec M. Poutine, «ce serait fantastique», a-t-il ajouté, quelques heures avant l’annonce à Washington d’une série d’inculpations d’agents russes.

Lire aussi: Douze agents russes inculpés pour le piratage du Parti démocrate

 

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a