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Emmanuel Macron parle avec le président du Ghana Nana Akufo-Addo ce 30 novembre 2017. 
© Philippe Wojazer/AFP Photo

Tournée

L’effet Macron à l’œuvre en Afrique

Il a suffi d’une plaisanterie à Ouagadougou pour que le chef de l’Etat français confirme le succès populaire de sa tournée africaine

Dès son arrivée à Ouagadougou mardi, Emmanuel Macron avait su mettre la jeunesse de son côté en parlant entreprise, partenariat rénové et économie numérique. C’est un autre moment de son intervention à l’université de la capitale burkinabé qui demeurera, toutefois, comme le symbole de sa première tournée réussie en Afrique, achevée hier au Ghana après le sommet UE-Afrique d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

A ce sujet: Emmanuel Macron est venu à Ouagadougou, «il a parlé, et après?»

Plaisantant sur une panne de climatisation des lieux et affirmant que l’entretien de l’air conditionné et l’approvisionnement en électricité incombaient à son homologue, Roch Christian Kaboré, le président français a mis le public de son côté et joué un bon tour à la presse.

Voyant le chef de l’Etat du Burkina Faso quitter les lieux suite à cette interpellation indirecte, les journalistes avaient aussitôt évoqué un incident diplomatique. Erreur: vérification faite, ce dernier s’était juste absenté pour aller aux toilettes, se prêtant ensuite de bonne grâce aux critiques sur l’entretien défaillant des infrastructures.

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«Son style direct plaît»

Une illustration, selon l’entourage du locataire de l’Elysée, du décalage entre les attentes réelles des nouvelles générations africaines et la propension des élites politiques et médiatiques à envenimer les situations pour rien: «Macron a remporté une manche, explique, à Bangui, l’ancien ministre de la Communication centrafricain Prosper Ndouba. Les Africains savent que beaucoup de ces promesses ne seront pas tenues. Mais les jeunes aiment sa manière de rompre avec les habitudes compassées de ses prédécesseurs. Son style direct plaît…»

L’autre acquis de la visite présidentielle est l’insistance sur le partenariat économique. Certes, Emmanuel Macron a, comme prévu, évoqué à Abidjan le coût du déploiement militaire de la future force d’intervention du G5 Sahel, dont il espère que ses partenaires européens accepteront de payer la facture. Le chef de l’Etat français a aussi, dans un long entretien accordé à France 24 et à Radio France internationale, dénoncé comme des «crimes contre l’humanité» les ventes de migrants esclaves en Libye, récemment filmées par la chaîne américaine CNN.

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Mais l’essentiel de son message était ailleurs: dans sa mise en avant d’une France désormais plus intéressée par la recherche d’opportunités que par le souvenir de sa puissance coloniale. Une stratégie illustrée par le choix du Ghana anglophone comme dernière étape: «La jeunesse européenne veut s’investir en Afrique sans s’encombrer de la lourdeur du passé», a expliqué Emmanuel Macron à Abidjan. Annonce réussie. Reste à la mettre «en marche»…

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