Lundi matin, deux courses à pied tragiques se sont croisées. A Minsk, Arseniy Zdanevych se réveille marié à une néo-dissidente, après que la veille, son épouse, Krystsyna Tsimanouskaya, sprinteuse de 200 mètres, fortement critique de son staff, a refusé les injonctions du Comité olympique biélorusse de rentrer au pays, demandant l’asile en Europe. La championne devient en un instant un symbole politique. Zdanevych, lui, comprend tout: la police va débarquer. Il boucle une valise en quatrième vitesse et saute dans un avion en direction de Kiev. Sans savoir qu’ici se joue un autre drame.