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Au Touquet (Hauts-de-France) où Emmanuel Macron votait.

France

Législatives: La République en marche, premier parti de France

Selon trois sondages réalisés ce dimanche, le mouvement créé par Emmanuel Macron arriverait nettement en tête du premier tour des législatives. Le parti de droite «Les Républicains» serait en seconde position et le Front National arriverait troisième. Des tendances qui ne permettent pas d'estimer le nombre de sièges, en raison du mode de scrutin majoritaire

Le mouvement lancé voici un an par Emmanuel Macron semble bien parti pour devenir le premier parti de France. Selon trois sondages réalisés ce dimanche lors du premier tour des législatives, la «République en marche» - émanation du mouvement «En Marche !» - dépasserait les 30% des suffrages, loin devant le parti de droite «Les Républicains» (20 à 22%) et le Front national (14 à 17%). Ces enquêtes ont été réalisés auprès d'électeurs inscrits, mais il ne s'agit pas de sondages «sortie des urnes». Il faut évidemment pondérer ces tendances par la très faible participation qui ne dépasserait pas les 50%. Si cela se confirme, ce premier tour des législatives serait donc marqué par une abstention record, la plus forte depuis les législatives de 1968, preuve à la fois d'une lassitude politique et des frustrations d'une grande partie des votants, perturbés par la confusion des étiquettes «Majorité présidentielle». 

577 sièges de députés sont en lice. 7882  candidats se présentaient, soit 14 candidats en moyenne par circonscription. Ces derniers doivent obtenir au moins 12,5% des électeurs inscrits pour se présenter au second tour qui aura lieu dimanche prochain 18 juin. Tous les sondages réalisés ces derniers jours accordaient une large majorité - entre 330 et 400 sièges - à la formation lancée par Emmanuel Macron.  

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La gauche en mauvaise posture

Les résultats les plus préoccupants devraient être ceux de la gauche. Le mouvement «La France insoumise» de Jean Luc Mélenchon ne recueillerait que 11 à 13 % des suffrages alors que son candidat avait atteint 19,5% au premier tour de la présidentielle. Le Parti socialiste, qui disposait de la majorité absolue durant le quinquennat écoulé, tomberait lui à 8%, son score le plus bas depuis les élections de 1993 qui l'avaient vu obtenir seulement 52 députés avec 17% des voix. Le candidat docialiste Benoit Hamon avait réalisé 6,63% au premier tour de la présidentielle, le 23 avril. La comparaison avec les législatives de 2012 donne une idée du bouleversement en cours: il y a 5 ans, les forces de gauche avaient obtenu 46,7 % des voix et 331 élus, contre 34,1 % à la droite, qui avait obtenu 229 élus. 

Tous ces résultats ne sont que des tendances sur lesquelles il convient de se montrer prudent. Le nombre de sièges est en effet très difficile à prédire compte tenu du mode de scrutin majoritaire à deux tours, par circonscription. Seule certitude: la très faible participation rendra difficile les triangulaires qui exigent, pour se présenter au second tour, d'avoir réuni au moins 12,5% des inscrits. Un suspense pèse ce soir sur le destin de plusieurs personnalités de premier plan comme le ministre de l'économie Bruno Le Maire, ex figure des «Républicains», candidat dans l'Eure et rallié à Emmanuel Macron après la présidentielle. Citons aussi l'ancienne ministre socialiste de l'éducation Najat Vallaud Belkacem, candidate à Villeurbanne, ou l'ancien ministre de l'agriculture Stephane Le Foll, candidat du PS dans la Sarthe. 

Le Front National, qui compte deux députés sortants, misait au début de la campagne sur une cinquantaine de députés, grâce aux 10,6 millions de voix réunies le 7 mai 2017 par Marine Le Pen. Les derniers sondages ne lui accordent qu'une quinzaine de sièges et le seul sortant qui se représente dans le Gard, l'avocat Gilbert Collard, est dans une passe difficile face à la candidate de LREM, la torera Marie Sara. 

Dossier
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