éditorial

L’embarras du choix

Avec le Texan Beto O’Rourke, les démocrates sont désormais 15 à prendre la présidentielle d’assaut dans l’espoir d’éjecter Donald Trump de la Maison-Blanche en 2020. Encore faut-il que le parti parvienne à tirer profit de cet embarras du choix

L’éventail s’élargit. La perspective d’éjecter Donald Trump de la Maison-Blanche en 2020 donne des ailes. Quatorze candidats, plus ou moins sérieux, se sont déjà lancés dans la primaire démocrate. Beto O’Rourke, Texan de 46 ans aux faux airs de Kennedy, est depuis jeudi le numéro 15. Quant au grand favori des sondages, Joe Biden, vice-président sous Barack Obama, il est toujours attendu. Mais il ne fait aucun mystère qu’il fera bientôt son annonce.

Une lecture simpliste consisterait à se réjouir de ce nombre record de candidats. Quel signe de dynamisme et de vivacité au sein du Parti démocrate, longtemps dépeint comme sclérosé! Après la vague rose qui a vu un nombre record de femmes entrer au Congrès lors des élections de mi-mandat de novembre – dont la très énergique et médiatique Alexandria Ocasio-Cortez –, le parti part, conquérant et en nombre, à l’assaut de la présidentielle de 2020. Sauf que les choses ne sont pas aussi simples.