États-Unis

L'enquête sur l'affaire russe pourrait être conclue le 1er septembre

L'avocat Rudolph Giuliani souhaite que l'enquête soit terminée avant les élections de mi-mandat du Congrès en novembre. De son côté, Donald Trump réclame une enquête sur une possible «infiltration» de sa campagne par des agents du FBI

L’avocat de Donald Trump affirme que l’enquête sur la possible collusion entre la Russie et l’équipe de campagne du milliardaire pourrait être close le 1er septembre, selon plusieurs médias. L’ancien maire de New York Rudolph Giuliani a déclaré que l’équipe du procureur spécial Robert Mueller prévoit de mettre fin à l’enquête à cette date et il avait fait connaître cette échéance il y a environ deux semaines, a rapporté dimanche le New York Times. Des propos également rapportés par la chaîne de télévision Fox News, qui précise que ce délai est subordonné à la condition que le procureur spécial interroge le président à la mi-juillet.

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Rudolph Giuliani souhaite que l’enquête soit terminée avant les élections de mi-mandat du Congrès en novembre, afin que cela n’affecte pas les chances des républicains, a rapporté Fox News. Donald Trump, qui a décrit à plusieurs reprises l’enquête comme une «chasse aux sorcières», la considère comme une tache sur sa présidence et veut en voir la fin au plus vite.

Une enquête sur une possible «infiltration»

Le président américain a demandé dimanche une enquête sur une possible «infiltration» de sa campagne par des agents du FBI, une accusation qu’il brandit depuis plusieurs jours sans éléments concrets à l’appui.

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«J’exige ici, et je le ferai demain officiellement, que le Département de la justice examine si le FBI a infiltré ou surveillé la campagne Trump pour des raisons politiques», a-t-il tweeté, exigeant de savoir si «de telles demandes ont été formulées par des gens au sein de l’administration Obama».

Depuis quelques jours, le président américain évoque, sans présenter d’éléments de preuve, la théorie selon laquelle sa campagne aurait été «infiltrée» pour des raisons politiques.

Selon le New York Times, le FBI a bien demandé à un informateur de rencontrer deux membres de l’équipe Trump, Carter Page et George Papadopoulos, mais il l’a fait pour enquêter sur d’éventuels liens entre ces derniers et la Russie.

Une requête jugée absurde

Nombre d’élus démocrates accusent la Maison-Blanche et les républicains de chercher en réalité à déstabiliser Robert Mueller, qui enquête depuis un an sur une éventuelle collusion entre Moscou et l’équipe de campagne de Trump pour que ce dernier l’emporte face à Hillary Clinton en novembre 2016.

Adam Schiff, membre démocrate de la Commission du renseignement à la Chambre des représentants, a estimé dimanche que les affirmations du président américain sur un soi-disant «espion» au sein de sa campagne étaient une «absurdité».

«Sa «demande» au Département de la justice pour qu’il enquête sur des faits dont ils savent qu’ils ne sont pas vrais est un abus de pouvoir et une façon de faire diversion face à ses problèmes judiciaires qui s’accumulent», a-t-il ajouté, très remonté contre le tweet présidentiel.

La demande de Donald Trump fait suite à une avalanche de longs tweets matinaux dans lesquels il s’en prend, pêle-mêle, à Hillary Clinton, aux démocrates, au New York Times ou encore à l’enquête de Robert Mueller, qu’il qualifie de «chasse aux sorcières à 20 millions de dollars».

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